Laporte, Pierre, Marie
Biographie
Né en 1791 à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Garçon de recette. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 17 février 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le mardi, a été rue Saint-Honoré près la rue de Rohan ; était le mercredi au désarmement de la caserne de Lourcine ; le jeudi a été au Louvre ; de là, rue de Rivoli ; il est entré dans le jardin des Tuileries, en escaladant les grilles. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 17 février 1831, à aucune voix pour la croix, cinq voix pour la médaille et deux voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il signa, le 27 août 1830, le certificat suivant en faveur de Chatelin, Barthélemy : « Nous, soussignés, certifions à qui appartiendra que le sieur Chatelin, Barthélemy, né à Mitry (Seine-et-Marne), le 20 février 1795, a été blessé à la poitrine à la défense de l’Hôtel de ville et au pouce de la main gauche, en désarmant un capitaine suisse à Rambouillet [ce qui n’est a priori pas exact, N.D.A.], ce qui est à notre connaissance et que nous affirmons sur l’honneur. » Il signa, le 12 décembre 1831, le certificat suivant en faveur de Repiquet, Claude, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions que M. Claude Repiquet, tisserand, demeurant à Paris, rue d’Arras n° 27 et ancien sergent-major, s’est comporté durant les journées des 28, 29 et 30 juillet 1830 comme un brave et loyal citoyen, qu’il a aidé à désarmer les postes de gendarmerie de la rue des Fossés-Saint-Bernard, du pont aux Tripes (sic) et des Gobelins ; qu’il est venu à la Grève prêter main-forte aux patriotes qui se battaient contre les Suisses ; que de là, il s’est rendu à la caserne de Babylone, sous les ordres d’un jeune élève de l’Ecole polytechnique monté sur un cheval gris pommelé ; qu’il a donné l’idée d’allumer de la paille pour faire déguerpir les Suisses qui soutenaient l’assaut et a exécuté ce de même ; enfin qu’il a fait partie des patriotes qui sont allés à Rambouillet, d’où il a ramené les voitures de la cour. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 98, rue de Lourcine en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris VD6 682 n° 3 ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 17 février 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 17 février 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 378 in dossier Chatelin, Barthélemy ; Archives de la préfecture de police AA 410 in dossier Repiquet, Claude. Il y a un Laporte, Pierre, Marie, évadé de Doullens en 1836. Voir à Thiellement. Il y a un Laporte, Pierre, Marie, né vers 1792 à Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord), vermicellier, demeurant 21, rue Mauconseil, condamné de juin 1832 in A.N. BB/18/1330 (pas de précision supplémentaire).