Larrey baron père, Jean, Dominique
Biographie
Né le 6 juillet 1766 à Beaudan (Pyrénées-Atlantiques) ??. Inspecteur des armées, membre du Conseil de santé des armées, chirurgien en chef des armées, commandeur de la Légion d’honneur et décoré sur le champ de bataille d’Eylau. Le Courrier français, en date du 11 août 1830, rapportait ainsi sa conduite en juillet : « La conduite de tous les chirurgiens sous-aides majors de l’hôpital de la garde, au Gros-Caillou, a été digne d’éloges. Ils partageaient le patriotisme des écoles et se sont montrés dignes de leur chef, M. le baron Larrey. Ceux qui se sont rendus aux Tuileries se sont surtout bien comportés. On doit même citer d’une manière particulière MM. Cayrel et Bahier qui, après avoir pansé les blessures d’un grand nombre de citoyens tombés au pouvoir des Suisses, ont facilité leur sortie des souterrains où on les avait renfermés en attendant qu’on les conduisît à la mort. » Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement (sous le nom de Larray père, Jean, Dominique sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel et surtout in Archives nationales F/1dIII/39). Le 11 avril 1831, la Commission des récompenses nationales demandait au ministre de l’Intérieur en faveur de Dupuytren (voir ce nom), professeur à l’Ecole de médecine et officier de la Légion d’honneur, Boyer, professeur à l’Ecole de médecine et chevalier de la Légion d’honneur, Marjolain, professeur à l’Ecole de médecine et chevalier de la Légion d’honneur, Roux, professeur à l’Ecole de médecine et chevalier de la Légion d’honneur, Larrey, chirurgien en chef des armées, commandeur de la Légion d’honneur et décoré sur le champ de bataille d’Eylau, Jobert de Lamballe, professeur à l’Ecole de médecine, en récompense de « l’empressement avec lequel ces messieurs ont consenti à former un jury médical chargé de l’appréciation de la gravité des blessures reçues en juillet et couvrir ainsi de leurs noms bien connus la responsabilité de la Commission dans la répartition délicate des pensions à accorder en vertu de la loi du 13 décembre. Ce jury, qui s’est régulièrement assemblé trois fois par semaine depuis le mois de décembre, a, depuis cette époque consacré à chaque séance trois heures d’un temps précieux, et n’a pas encore terminé ses travaux, par suite du grand nombre de blessés soumis à ses décisions » un grade supérieur dans l’ordre de la Légion d’honneur pour ceux qui jouissaient déjà de cette décoration et la décoration pour celui qui ne l’avait pas encore obtenue. Il reçut sa Croix de Juillet, le 22 juin, et se fit envoyer à son domicile son brevet le 29 août 1831, sans que de date apparaisse pour la prestation du serment, pourtant obligatoire. Magistel, chirurgien au Gros-Caillou, dans une lettre qu’il écrivit à la Commission des récompenses nationales pour se plaindre des injustices qu’on lui avait fait subir dans cet hôpital, donne sur Larrey les indications suivantes : « […] Le baron Larrey […] y consent [à faire lever ses arrêts], en disant qu’il eût été un des premiers à marcher sur le Louvre s’il eût été étudiant en médecine […]. M. Larrey est un grand homme mais il a cédé à mon égard et en plusieurs autres occasions aux insinuations de subalternes. […] Lorsque la loi sur les récompenses nationales eût paru, je crus devoir présenter mes titres. Je dis à l’hôpital que les chirurgiens présentés par M. Larrey ne la méritaient pas. J’ai excité une haine et une jalousie que quelques individus me conserveront tant qu’il leur plaira. Je sais que M. Larrey et son fils ont couru des dangers en passant le mercredi devant l’Institut ; que M. Larrey père a montré un zèle et une activité au-dessus de son âge. Je sais aussi que M. Brian (voir Brian, Louis, Charles), pharmacien sous-aide, s’est distingué particulièrement comme chirurgien et comme combattant. Il est maintenant major au 8e chasseurs ; Léonard, pharmacien sous-aide, s’est aussi fait remarquer. Je n’ai de preuves certaines que pour Brian […]. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 3, impasse Conti en 1830 ; à l’l’hôpital du Gros-Caillou en 1831. Le Courrier français, 11 août 1830 ; Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, Le Moniteur universel 2 mai 1831 ; Archives de Paris Vbis7K4 1, Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, Xe arrondissement, liste supplémentaire des décorés de Juillet ; Archives de Paris Vbis7K4 3 contrôle nominatif des citoyens décorés de la Croix de Juillet du Xe arrondissement ; Archives de Paris VK3 48 in dossier Magistel ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier récompenses de juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) Xe arrondissement et liste supplémentaire des décorés de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/54 in dossier Elouin, dit Chef d’Homme, Charles, Marie (où il signe un certificat constatant les causes du décès de ce dernier) ; Archives nationales F/1dIII/58 in dossier Harpin, Jean-Baptiste (où il signe un certificat constatant les blessures reçues par ce dernier) ; Archives nationales F/1dIII/63 in dossier Levaire, Denis, Joseph (pour lequel il rédige un certificat pour expliquer les causes de son décès).