Lartigue, Jean-Baptiste, Antoine, Benjamin

Biographie


Né le 5 messidor an XI (24 juin 1803) (mais 5 messidor an V in Archives nationales F/1dIII/39 et une fois sur deux in Archives nationales F/1dIII/34 ; mais bien le 5 messidor an XI in Archives nationales F/1dIII/38 A) à Marignac (Haute-Garonne), fils de Lartigue, Antoine, ancien commandant de bataillon d’infanterie légère et de Sapené, Geneviève, son épouse. Ancien payeur de l’armée d’Espagne en 1823, aux appointements annuels de trois mille francs, licencié le 1er janvier 1825, devenu entrepreneur de châles ou frangeur. Un des premiers à prendre les armes, il combattit et eut l’épaule droite fracassée par un coup de feu tiré à bout portant, rue de Rivoli devant les Tuileries. La chronique de l’époque relatait ainsi sa participation aux combats : « Quoique marié depuis quelques mois seulement, M. Benjamin Lartique (sic), neveu d’une des premières maisons de Toulouse, ne balança pas à prendre les armes pour la défense de sa patrie. Le 29 juillet, au moment où, à la tête de quelques braves, il venait de forcer un peloton de garde royale à se replier de la rue de Rohan dans celle de Richelieu, il reçut un coup de feu qui lui fracassa et traversa l’épaule droite. “Maudite balle ! s’écria-t-il aussitôt avec douleur, tu vas m’empêcher de renverser encore quelques ennemis de la liberté. » Marié et père de famille, il reçut un secours de cent quatre-vingts francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un secours de soixante francs, le 7 août 1830, un secours de cinquante francs, le 14 août 1830, un secours de cinquante francs, le 8 septembre 1830, un secours de cent francs, le 25 septembre 1830, un secours de cent soixante et un francs le 10 novembre 1830, un secours de cent vingt-deux francs le 15 décembre 1830, un secours de cinquante francs le 3 janvier 1831, un secours de cinquante francs le 15 janvier 1831, un secours de cinquante francs le 1er février, un secours de cent cinquante francs le 15 mars 1831, un secours de seize francs et soixante-cinq centimes le 1er avril 1831 auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il était porteur du certificat suivant : « Attestation faite par les soussignés comme quoi le sieur Lartigue, Benjamin, demeurant Petite-Rue-Saint-Roch n° 5, a reçu le 29 juillet 1830 à la prise des Tuileries une blessure très grave occasionnée par une balle qui lui a traversé et fracassé l’épaule droite et qui le prive pour toujours des principaux moyens de son bras droit. » Signé, le 23 septembre 1830 : Silvestre, Joseph, Balthazard, professeur d’écriture des enfants du roi, demeurant 7, rue de la Chaussée-d’Antin ; Aubenas, Auguste, fabricant de nougats, breveté de S.A.R. Mgr le duc de Nemours, demeurant 8, rue Pavée-Saint-Sauveur ; Billon, Constant, artiste au Théâtre de la porte Saint-Martin ; Legenur, membre de la Commission de secours du (ancien) IIIe arrondissement ; Deli..., François, membre de la Commission de secours du (ancien) IIIe arrondissement ; Guil..., négociant, demeurant 7, rue du Mail ; Prely ; Ternaux, membre de la Commission de secours du (ancien) IIIe arrondissement ; Gautier ; Lafond ; Dieu... ; Gantier, négociant, demeurant 6, rue du Sentier ; Laborde, J., J., négociant, demeurant 5, rue du Mail ; Guilhery, Casimir, capitaine de la 3e compagnie du 3e bataillon de la IVe légion de la garde nationale. Le 21 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement, comparurent : Mouillard, Abel, Napoléon, marchand de nouveautés, demeurant 134, rue Montmartre ; Scellier, Auguste, Antoine, médecin, demeurant 55, rue Aumaire ; Silvestre, Joseph, Balthazard, professeur d’écriture des enfants du roi, demeurant 34, rue Coquillière. Ils attestèrent que Lartigue, Jean-Baptiste, Antoine, Benjamin avait « été blessé le 29 juillet d’une balle qu’il a reçue rue de Rivoli, dans l’épaule droite ». Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement (sous le nom de Lartigue, Jean, Antoine, Benjamin sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel et surtout in Archives nationales F/1dIII/39, faire le changement ?). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 22 janvier 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à l’épaule droite, de sa partie antérieure et supérieure vers sa partie postérieure, avec atteinte à l’extrémité scapulaire de la clavicule et perforation de la partie antérieure de l’épine du scapulum, cicatrisée avec difficultés dans les mouvements du bras et de l’épaule. » Il fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné de quatre cents francs. Il lui fut accordé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il reçut auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement un habit, un pantalon et un bonnet de garde national. Son atelier de bordures de châles nouvellement créé, mais ses travaux suspendus depuis qu’il avait été blessé, Lartigue sollicita, en date du 11 septembre 1830, une place d’inspecteur au mont-de-piété ou de sous-inspecteur des prisons ; sa demande était appuyée par les députés de l’Ariège. Il avait épousé Bissac, le 5 décembre 1829 la mairie du (ancien) IIIe arrondissement de Paris. Il demeurait 5, petite rue Saint-Roch-Poissonnière en 1830-1831. Le Figaro, 7 août 1830 (sous le nom de Lartique, Benjamin) ; Histoire de la révolution des quatre-vingt-seize heures, de ses causes et de ses effets, Auguste Imbert, 2e édition, Paris, Guyonnet éditeur, 1830, p. 145-146 ; Histoire de la révolution de 1830 et des nouvelles barricades, par F. Rossignol et J. Pharaon, Paris, chez Vimont, Levavasseur et Urbain-Canel, 1830, p. 347-348 ; Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 82 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 96 ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Commission des récompenses nationales, (ancien) IIIe arrondissement, idem état des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830), idem état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement (dont sous le nom de Lartigue, Benjamin) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/33 état nominatif des emplois présentés par la Commission des récompenses nationales à M. le préfet de police (sous le nom de Lartigue, Benjamin) ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 et état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/61 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIIe arrondissement, blessés de 3e classe.

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