Lassalle, Eloi
Biographie
Né le 24 juin 1777 à Etapes-en-Mer. Forgeron. Il fut blessé, à la porte Saint-Denis, par une balle reçue à la cheville gauche et d’un coup de baïonnette la cuisse droite. Marié et père de quatre enfants, il reçut un secours de soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut (sous le nom de Lasalle, Eloi), après la révolution, un total de cent francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement (sous le nom de Lassale, Eloi sur les listes du Bulletin des lois). Il fut admis dans la catégorie des blessés de la 1re classe auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ve arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il adressa, le 7 septembre 1831, la lettre suivante au comte Alexandre Laborde, aide de camp du roi, pour obtenir la révision de sa situation médicale : « Le nommé Lassalle, Eloi (sic), décoré de la médaille de Juillet, père de famille, sans ouvrage depuis plusieurs mois par suite de son infirmité résultante de sa blessure reçue en combattant pour la liberté (à la porte Saint-Denis), a l’honneur de vous exposer qu’il a appris avec surprise que jusqu’à ce jour on ne l’avait pas compris sur l’état des blessés qui doivent obtenir la pension ou toute autre récompense, faute de pièces qui devaient être adressées à la Commission des récompenses nationales par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; mais c’est vainement que j’ai réclamé ces titres ; on m’a constamment répondu que l’on me les avait rendues. Enfin, pour obvier au moins à cette négligence de la part de M. l’employé de ce travail à la mairie, j’ai fait faire un duplicata de mes certificats et je viens, monsieur le comte, réclamer de votre justice d’être soumis à l’examen que l’on jugera convenable pour que je puisse participer aux bienfaits que la loi accorde aux blessés des mémorables journées de notre révolution […]. » Il joignait plusieurs certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, Charles, Appollon, Jauze, médecin-chirurgien de la faculté de Paris, y demeurant rue Lafayette 61, certifie que le nommé François, Eloi Lasalle (sic), exerçant la profession de forgeron, âgé de cinquante-quatre ans, père de quatre enfants, demeurant à Paris, rue du Faubourg-Saint-Denis n° 190, a été blessé par une balle morte au-dessus de la malléole externe du pied gauche et a déterminé une forte contusion sur cette partie et gêne fortement les fonctions des parties qui paraissaient avoir été contuses ainsi que le prouve la cicatrisation de la plaie, l’état de cette blessure ne lui permettant pas de continuer sa profession. » Signé, le 3 septembre 1831 : Jauze, Charles, Appollon illisible. Suivaient les signatures de : Dutertre, peintre en voitures, demeurant 190, rue du Faubourg-Saint-Denis ; Barthe, A., épicier, demeurant 178, rue du Faubourg-Saint-Denis ; Contenos, patenté à l’époque. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, casernier de la caserne Pépinière, certifie et constate que le nommé Eloi, François Lasale (sic), que je connaissais avant l’époque de la révolution de 1830, sans aucune infirmité, a été recueilli chez moi le 30 juillet de la même année, blessé d’une balle à la cheville au pied gauche et d’un coup de baïonnette à la cuisse droite et qu’il a été traité par les soins empressés de M. Noël, chirurgien, rue Saint-Lazare n° 92 ; mais il boite depuis cette époque et ne peut plus se livrer (visiblement) avec la même force au travail auquel je l’emploie parfois. » Signé, le 1er septembre 1831 : Ozer, sergent-fourrier des grenadiers du 3e bataillon de la Ire légion de la garde nationale (il semble signer Izern, avec un I est très alambiqué et la signature est légalisée Ozern). Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, proches voisins du sieur Lasalle, Eloi, François (sic), forgeron, ayant travaillé chez M. Vuatteau, charron et forgeron, jusqu’à l’époque des 27, 28 et 29 juillet 1830, époque de la révolution où ledit Lassale (sic) fut blessé d’une balle à la cheville du pied gauche et d’un coup de baïonnette à la cuisse droite ; certifions qu’avant que ledit Lassale (sic) soit blessé ainsi, il n’était pas gêné pour marcher comme il l’est présentement. » Signé le 1er septembre 1831 : Dutertre, peintre en voitures, demeurant 190, rue du Faubourg-Saint-Denis ; Barthe, A., épicier, demeurant 178, rue du Faubourg-Saint-Denis. Il sollicita un secours en 1849 et obtint soixante francs, à titre de médaillé de Juillet. Il reçut un secours de soixante francs en 1851, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 190, rue du Faubourg-Saint-Denis en 1830-1831 ; 70, rue Saint-Victor en 1849 ; 20, barrière Rochechouart en 1851. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Ve arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 74 (sous le nom de Lasalle, Eloi) ; Archives de Paris VD6 334, liste des médaillés de Juillet du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Ve arrondissement, blessés de 1re classe (sous le nom de Lasalle, Eloi) ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, lettre en date du 20 avril 1849, idem lettre en date du 10 mai 1849 (sous le nom de Lasale, Eloi) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Proposition d’accorder à 113 décorés, médaillés, blessés ou combattants de Juillet et veuves de Juillet, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant ensemble à la somme de 6495 francs, budget de l’Intérieur, exercice 1849, minute 63 (sous le nom de Lasalle, Eloi, François), idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199 (sous le nom de Lasalle, Eloi) ; Archives de la préfecture de police AA 397 (il semble signer Lasalle). Il y a une analogie avec Lambert, Benoîte femme Lasalle, demeurant aussi 190, rue du Faubourg-Saint-Denis. Il s’agit de sa femme ou au moins de sa parente…