Lassot, Armand
Biographie
Ancien caporal au 70e régiment de ligne. Le 20 juin 1834, récemment élu capitaine commandant de la garde nationale de la commune de Mios (Gironde), il sollicita la Croix de Juillet, faisant valoir qu’il avait été le premier à arborer le drapeau tricolore dans sa commune et qu’il avait contribué, pendant les événements de 1830, « au maintien de l’ordre et de la paix ». En 1836, il renouvela sa demande. Il lui fut répondu que sa demande était présentée trop tardivement et que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés. Il présenta le certificat suivant : « Nous, soussignés, tous habitants ou gardes nationaux de la commune de Mios, canton d’Andeuge, arrondissement de Bordeaux, certifions à qui il appartiendra que le sieur Lassot, Armand, habitant de cette commune, ancien caporal dans la 3e compagnie du 6e bataillon de l’ex-70e régiment de ligne, s’est toujours comporté en bon citoyen et en bon père de famille, notamment à l’époque de notre glorieuse révolution de juillet 1830, où il a donné preuve de patriotisme et surtout d’un grand courage car c’est lui a, le premier, arboré le drapeau glorieux de notre immortelle révolution et contribua à maintenir la paix et l’ordre dans notre commune. Que lors de la formation de notre garde nationale, dont il fut le premier fondateur pour le récompenser de sa bonne conduite et surtout de son courage nous lui avons donné notre suffrage pour le grade de lieutenant, qu’il a conservé jusqu’au 11 du mois de mai que nous avons cru dans l’intérêt de la patrie et du gouvernement dont il est un des plus fidèles soutiens lui conférer le grade de capitaine commandant de la garde nationale de notre commune. Nous certifions de plus que le sieur Lassot a constamment depuis 1830 donné des preuves de courage et surtout de zèle peu commun pour le maintien de l’ordre et de la paix car au moindre mouvement des ennemis de l’ordre et de la paix, il était toujours le premier au rendez-vous et se portait partout où son zèle était nécessaire et que par ce moyen il a contribué au maintien de la paix dont notre commune a constamment joui. Nous ne saurions trop recommander cet estimable citoyen à la bienveillance du gouvernement. » Signé, à Mios, le 1er juin 1834. Suivaient trente signatures, certifiées par le maire de la commune, Marichon. Il demeurait à Mios de 1830 à 1836. Archives nationales F/1dIII/61, F/9/1156.