Latour, Joseph, Marie
Biographie
Né le 29 août 1783 à Saint-Bertrand (Haute-Garonne). Entré au service en qualité de fourrier dans la 4e compagnie de canonniers volontaires, requis pour chirurgien sous-aide au fort de Figuières 7e corps d’armée en Catalogne par le commissaire de guerre Robert, sous-aide à l’hôpital militaire de Strasbourg le 7 janvier 1812, passé aide-major au 28e régiment d’infanterie légère le 15 mars 1812, prisonnier au siège de Dantzig le 2 janvier 1814, rentré en France le 25 août 1814, licencié par mesure générale le 10 octobre 1814, passé chirurgien sous-aide à l’armée de Paris le 14 mars 1815, passé à la division Lesol le 28 mars 1815, passé chirurgien aide-major au 55e régiment de ligne le 17 mai 1815, licencié le 16 août 1815, nommé aide-major à la légion des Hautes-Pyrénées, le 27 mars 1820, passé aide-major à l’hôpital militaire de Givet le 18 août 1824, chirurgien aide-major le 27 octobre 1824, passé chirurgien aide-major au 4e régiment de ligne le 26 novembre 1827, chirurgien major le 12 mars 1829, passé au 39e régiment de ligne le 3 novembre 1830, ayant participé aux campagnes de Catalogne (1808 à 1811), d’Allemagne (1812 et 1813), et ayant un coup de feu au bras droit et un autre à la figure à l’affaire du 25 juillet 1808 près de Figuières en Catalogne ; il était l’auteur de l’action d’éclat suivante : « Chargé du traitement de quatre cents hommes du 4e bataillon du 28e régiment d’infanterie légère attaqués par l’épidémie qui régnait au blocus de Dantzig, c’est par ses soins et ses efforts multipliés que l’on doit la conservation de la majeure partie de ces soldats. » Il était en permission à Paris au moment de la révolution, et « se porta sur tous les points de la capitale où il crut son ministère nécessaire » soigna « une quantité considérable de blessés » sur la place de Grève, à la fontaine des Innocents, derrière les barricades, dans la maison du 8, rue de Chartres « au moment où la fusillade était la plus animée et plus de trente blessés furent pansés par moi avant de me rendre à un autre poste ». Après la révolution, il confia la défense de ses droits à une récompense nationale à Gallée, chirurgien inspecteur du service de santé, qui devait faire un rapport sur sa conduite. Gallée ayant, selon Latour, négligé cette tâche, ce dernier fut privé de son droit à une récompense. Le 16 juin 1831, il réclama la réparation de l’oubli dont il avait été victime ; il pensa un moment que la Commission des récompenses nationales avait mis Lautour, Jean-Baptiste (voir ce nom) pour son nom de Latour, Joseph, Marie. Il était chirurgien major au 39e de ligne à Avesnes (Nord). Archives nationales F/1dIII/61.