Laurent, François
Biographie
Né le 30 décembre 1787 (mais en 1786 in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.) à Semur, (Côte-d’Or), fils de Laurent, Jacques, boulanger, et de Philippe, Philiberte, son épouse. Argenteur. Il fut blessé sur une barricade par la chute d’un pavé sur le pied. Il s’ensuivit au bout de quelques jours un engorgement inflammatoire du pied puis de toute la jambe, suivi d’un œdème chronique ou d’une espèce d’éléphantiasis. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il était marié et sans enfant en juillet 1830. Il reçut un secours de quarante francs (Payé à la demoiselle Labros), le 3 septembre 1830, un secours de cinquante francs, le 29 novembre 1830, un secours, définitif, de cinquante francs, le 15 janvier 1831, et pourtant un secours de vingt-cinq francs, le 4 août 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 1er septembre 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 1er octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le jury médical, chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet, le 18 janvier 1831, les conclusions suivantes : « Est atteint d’un engorgement adéniateur et inflammatoire au pied de la jambe du côté droit, attribué aux fatigues des journées de Juillet et à la chute d’un pavé sur le pied. En conséquence, nous estimons que si les circonstances sont constatées le sieur Laurent devrait être placé (avec une indemnité pendant un an) dans la deuxième classe des blessés. » Il fut admis dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés et reçut une indemnité définitive de trois cents francs pendant un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de trois cents francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il reçut, en tant que blessé mais non décoré, un secours de cinquante francs, sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il comparut, le 21 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement, pour attester que Beguin, Benjamin, Amédée avait « été blessé d’un coup de feu à la cuisse, le 28 juillet ». Il signa, le 15 juillet 1831, le certificat suivant, en faveur de Martin, François, Régis, Dominique, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants, afin d’obtenir la décoration de Juillet : « Nous, soussignés, certifions que le nommé François, Régis, Dominique Martin, corroyeur […], a combattu dans les journées des 27, 28 et 29 juillet, armé d’une faux et qu’il a montré dans ces trois glorieuses journées le courage d’un vrai Français et l’amour le plus passionné de la liberté. Ce citoyen fit aussi partie de ceux qui allèrent à Rambouillet et revint muni d’un fusil, qu’il déposa à la mairie du (ancien) Ve arrondissement, cette arme lui devenant inutile, nos ennemis ayant été battus. » Il signa, le 5 juillet 1831, le certificat suivant, en faveur de Masson, Jean-Louis quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants, afin d’obtenir la décoration de Juillet : « Nous, soussignés, certifions qu’il est à notre parfaite connaissance que le nommé Masson, Jean-Louis, peintre en bâtiments, demeurant rue Saint-Martin n° 279, est sorti armé pour défendre la cause nationale, qu’il est rentré chez lui épuisé de fatigue, qu’il est ressorti peu de temps après, ne consultant que son courage et son patriotisme, pour travailler aux barricades, où il reçut une blessure à la main droite, qui l’empêche encore maintenant de pouvoir se livrer à un travail continu. Nous certifions que le sieur Masson a toujours été d’une conduite digne d’éloges. » En 1839, il sollicita des secours, expliquant : « […] Ses blessures devenant dangereuses et de nature à compromettre ses jours, lui occasionnent à chaque instant des maladies graves et l’empêchent de se livrer à aucun travail. Il a épuisé toutes ses ressources dans le traitement qu’il est obligé de suivre et il est sur le point de tomber dans la misère. […] Il est malheureux, il est estropié […]. La police donna alors sur son compte les renseignements suivants : « Connu très favorablement pour sa bonne conduite. Ne pouvant travailler, par suite de la blessure qu’il a reçue en 1830 et ayant sa femme aveugle, le sieur Laurent se trouve dans un état de misère déplorable ; ses loyers son arriérés et son existence à la merci de la bienfaisance publique. » Il avait épousé D’Hiver le 16 janvier 1809 à la mairie du (ancien) VIe arrondissement de Paris. Il reçut cinquante francs de secours en 1839. Il demeurait 39, rue du Ponceau (mais 19, rue du Ponceau in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc. ; bien 39, rue du Ponceau dans sa comparution devant le juge de paix in Archives nationales F/1dIII/43 in dossier Beguin, Benjamin, Amédée) de 1824 à 1839. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire catégorie de la IIe classe du VIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 76 ; Archives de Paris VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Liste de diminution de capacité, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (blessés indemnitaires un an), idem même référence VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales, idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des indemnités définitives, idem Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (91) citoyens dont les blessures ont entraîné une incapacité de travail pendant un an ; Archives nationales F/1dIII/43 in dossier Beguin, Benjamin, Amédée ; Archives nationales F/1dIII/61 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIe arrondissement, blessés de la 1re catégorie de la 2e classe ; Archives de la préfecture de police AA 401 in dossier Martin, François, Régis, Dominique ; Archives de la préfecture de police AA 401 in dossier Masson, Jean-Louis. Voir idem que Laurent, François, Marie ?