Lavial, Jean, Auguste

Biographie


Né le 23 frimaire an X (16 décembre 1801) à Paris (ancien) VIIe arrondissement, fils de Lavial, Giraud et de Leduc, Marie, son épouse. Poêlier fumiste chez son frère. Il fut blessé d’un coup de feu, qui lui fractura l’os de la jambe droite, le 28 juillet, alors qu’il combattait contre la garde royale, rue Saint-Denis près de la rue du Caire. Il fut transporté et pansé de suite chez son frère puis à la maison de santé de Mme Baric, dans la rue du Faubourg-Poissonnière. La mairie indiquait ainsi la nature de ses blessures : « Coup de feu à la partie supérieure de la jambe droite ; une balle lui a traversé le tibia de part en part, dans sa partie spongieuse, sans le fracturer ; sortie d’esquilles osseuses, abcès, plaie fistuleuse qui menace de durer très longtemps. » Il reçut (sous le nom de Lavialle, Aug. sur les listes du Constitutionnel) un secours de soixante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le 6 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Bataille, Jacques, demeurant 79, passage du Caire ; Defrance, Claude, Nicolas, marchand épicier, demeurant 42, rue Guérin-Boisseau ; Petit, Pierre, Marie, doreur, demeurant 45, rue Guérin-Boisseau. Ils attestèrent parfaitement connaître Lavialle, Jean, Auguste (sic) et savoir qu’il avait « été blessé le 28 juillet dernier rue Saint-Denis près la rue du Caire, en combattant contre la garde royale et qu’il a été frappé à la jambe par une balle qui lui a traversé le tibia de la jambe droite ». Il reçut un secours (sous le nom de Lavialle) de quarante francs, le 11 septembre 1830, un secours de vingt francs, le 18 septembre, un secours (sous le nom de Lavialle) de vingt francs, le 27 septembre, un secours de vingt francs (sous le nom de Lavialle), le 5 octobre, (sous le nom de Lavialle, Auguste) un secours de quarante francs, le 13 octobre 1830, un autre (sous le nom de Laviale) de cinquante francs le 3 novembre 1830, un secours (sous le nom de Lavialle) de cinquante francs, le 22 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 6 décembre 1830, un secours de cinquante francs, le 20 décembre 1830, un secours de cinquante francs, le 10 janvier 1831, un secours (sous le nom de Lavialle) de cinquante francs, le 31 janvier 1831, un secours (sous le nom de Laviale) de quarante francs, le 14 février 1831, un secours (sous le nom de Lavialle) de quarante francs, le 28 février 1831, un secours (sous le nom de Lavialle) de cinquante francs, le 14 mars 1831, un secours (sous le nom de Lavialle Auguste) de quarante francs, le 28 mars 1831, un secours (sous le nom de Lavialle) de quarante francs, le 11 avril 1831, un secours de trente francs, le 25 avril 1831, un secours (sous le nom de Lavialle Auguste) de vingt-cinq francs, le 9 mai 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 2 juin 1831, un secours (sous le nom de Lavialle) de vingt-cinq francs, le 25 juillet 1831, un secours (sous le nom de Lavialle Auguste) de vingt-cinq francs, le 1er août 1831, un secours (sous le nom de Lavialle) de quarante-cinq francs, le 31 août 1831, un secours (sous le nom de Lavialle) de trente-cinq francs, le 1er octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le jury médical, chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet, le 11 janvier 1831, les conclusions suivantes : « A été atteint d’une blessure par arme à feu à la jambe droite de sa partie inférieure et supérieure vers sa partie postérieure, en traversant le tibia ; blessure non encore cicatrisée et qui doit laisser après elle une incapacité permanente. En conséquence, nous estimons qu’il a été atteint d’une blessure qui a entraîné une incapacité durable mais incomplète d’un membre et qu’il doit être rangé dans la troisième (sic) classe des blessés. » Il fut admis dans la 4e classe des blessés et pensionné de quatre cents francs. Il lui fut accordé (sous le nom de Lavialle, Jean-Auguste), par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de soixante-quinze francs. Il reçut, en tant que décoré et blessé, un secours de cinquante francs et un habillement soit bourgeois soit de garde national (pour une valeur de soixante francs), sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet (sous le nom de Lavialle). Il reçut (sous le nom de Lavialle), auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification vingt-cinq francs le 27 juillet 1833, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. Il était célibataire en 1830. Il demeurait 43, rue Guérin-Boisseau (mais 36, rue Guérin-Boisseau in Archives de Paris VD6 360 5, III, Enregistrement des bons délivrés etc. ; bien demeurait 43, rue Guérin-Boisseau in Archives de Paris VD6 360 5, V-VI etc.) en 1830-1833. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 33 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 37 ; Rapport de M. Sensier, ancien notaire, commissaire du IIe arrondissement chargé de constater le nombre des victimes et les faits mémorables des glorieuses journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, Paris, imprimerie de Ambr. Firmin Didot, 24, rue Jacob, 1830, p. 24 (sous le nom de Lavialle, Auguste) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 83 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne p. 65 (sous le nom de Lavialle), liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe p. 102 (sous le nom de Lavialle, Jean-Auguste), lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6, dossier Baric, nom des blessés recueillis par Madame Baric, maison de santé rue du Faubourg-Poissonnière, 93 ; Archives de Paris VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD 6 356 n° 6, Etat nominatif des décorés de Juillet qui ont pris part aux gratifications accordées à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet en 1831, 1833, 1834, 1835, 1836, Etat (1833) des décorés de Juillet du VIe arrondissement qui ont reçu sur leur demande la somme de 25 francs, que M. le préfet de police, par sa lettre du 26 juillet 1833, a autorisé M. le maire à leur compter, Etat nominatif des décorés de la médaille de Juillet qui sont pensionnés ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Liste d’incapacité de travail, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (blessés pensionnaires) (sous le nom de Lavialle, Jean, Auguste), idem même référence VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales (sous le nom de Lavialle, Jean, Auguste), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des blessés, idem Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives de Paris VD6 91 couverture du dossier Turge, Juste, Nicolas ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/61 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, Barèges, Mont-d’Or et Néris (sous le nom de Lavialle), liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, blessés de 3e classe (sous le nom de Lavialle, Jean-Auguste).

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