Lavoye, François
Biographie
Né vers 1798 à Roanne (Lozère). Caporal au 1er régiment de la garde royale, il fut grièvement blessé, le 28 juillet rue Saint-Antoine, d’un coup de feu reçu dans le bas-ventre. Il fut recueilli par Michaud, confiseur demeurant 102, rue Saint-Antoine, et transporté le lendemain à l’Hôtel-Dieu, où il mourut presque immédiatement. Il n’avait plus que deux mois de service pour obtenir son congé et « devait se retirer pour aider sa mère déjà âgée et sans ressources ». Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Sa mère, Gayet dite Lacroix, veuve Lavoye, sollicita une pension. « La Commission a rejeté cette demande, attendu qu’elle n’est constituée que pour récompenser les citoyens blessés ou les parents de ceux morts pour la liberté et non ceux qui étaient armés et en hostilité avec la population. » La mère demeurait à Roanne (Loire) en 1830. Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, état de cent cinquante demandes formées en vertu des articles 1er, 2e, 3e, 4e et 11e, de la loi du 13 décembre 1830 et reconnues non fondées ; Archives nationales F/1dIII/61. Et pourtant dans Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 299, il y a un Lavoye, François, né vers 1798, commissionnaire, blessé par une balle dans ventre, mort le 30 août ; Mais Ménière n’est pas, il est vrai, à une erreur près…