Leblanc

Biographie


Le 29 août 1830, il adressa la lettre suivante au général Lafayette : « Un ancien défenseur de la liberté, qui a pris du service volontairement en 1791, maintenant domicilié à Paris, a l’honneur de solliciter votre appui pour lui faire obtenir une place de garçon de bureau dans une administration de la capitale. Il a servi depuis son départ jusqu’en l’an V de la république, époque à laquelle il a donné (en vertu d’un arrêté du comité de salut public) sa démission de sergent-major dans la 199e demi-brigade. Rentré dans ses foyer, il a rempli les fonctions d’agent municipal du chef-lieu de canton de Donnemarie (Seine-et-Marne), dont défunt Bridou père, son intime ami, était secrétaire. Il a eu l’honneur d’être nommé par ses concitoyens de Donnemarie électeur et c’est à cette époque que le canton de Donnemarie a contribué de toutes ses forces pour votre nomination de député. Il a l’honneur d’être connu et ami intime de MM. Sachot de Gurey et Poulain de Luisetaine, électeurs. Il a eu l’honneur d’être nommé par ses concitoyens capitaine commandant la garde nationale de Donnemarie pendant deux années. Enfin, il a été receveur des contributions de Donnemarie, Dontilly, Sigy et Luisetaine pendant six ans, le tout avec honneur, probité et justice. Si ces titres sont suffisants pour mériter votre bienveillance en sa faveur, il vous aura toute sa vie une entière reconnaissance. Tout entier etc. » Sa demande était suivie du P.S. suivant : « Il a avec vingt à vingt-cinq hommes de ses concitoyens fait rendre les armes à cinquante hommes de la garde royale de garde place du Carrousel près le logement des aumôniers. Ils n’étaient que quatre hommes armés contre cinquante. Ce fait est connu dans son quartier. Il a pour preuve les armes d’un des soldats qu’il a fait son prisonnier. M. Delachapelle (voir ce nom ?), actuellement préfet à Melun (Seine-et-Marne) me recommande à votre bienveillance. » Sa demande est apostillée de la remarque suivante, d’un des commissaires de la Commission des récompenses nationales : « N’a rien fait. Ne mérite rien. » Il signa un certificat en faveur de Moyzeau, Henry, Auguste, pour attester que ce dernier avait pansé les blessés et principalement à la prise du Louvre « avec un zèle digne des plus grands éloges [et] prodigué tous les soins dont il était capable, en fournissant gratuitement tout ce qui était nécessaire dans cette grave circonstance ». Il apostilla un certificat délivré en faveur de Cresson, Pierre, Charles et ainsi rédigé : « Entre nous soussignés Lemelle, Désiré, demeurant rue de la Vieille-Tannerie n° 4, et Touroute, André, Alexandre, rue Maubuée n° 20, attestons avoir apporté nous-mêmes le nommé Cresson, Pierre, Charles depuis le Louvre jusqu’à la rue Saint-Germain-l’Auxerrois où il s’est trouvé un docteur qui l’a saigné. Il était sans connaissance par les blessures graves qu’il avait reçues à l’attaque du Louvre le 29 juillet. Le propriétaire et locataire de la rue Saint-Germain-l’Auxerrois ont signé avec nous pour rendre hommage à la vérité. » Il demeurait 21, rue Saint-Germain-l’Auxerrois en 1830. Archives nationales F/1dIII/51 in dossier Cresson, Pierre, Charles ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 et idem in dossier Moyzeau, Henry, Auguste.

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