Leblanc, Alexandre

Biographie


Ancien sergent au poste de la foire Saint-Laurent au camp de La Villette, il combattait sous les ordres de La Jariette, ex-lieutenant au 38e de ligne, quand il fut blessé par le 3e régiment de la garde royale, le 28 juillet sur le boulevard entre la porte Saint-Denis et la porte Saint-Martin, d’une balle qui lui traversa le bras droit et d’un coup de feu à la jambe. Il fut transporté par de La Jariette à l’ambulance établie au Journal du commerce puis soigné à l’hôpital Saint-Louis. Il était porteur de plusieurs certificats médicaux. Le premier certificat médical, ainsi rédigé : « Je, soussigné, docteur en médecine de Paris, certifie avoir donné mes soins au nommé Leblanc, Alexandre, qui, dans les journées de Juillet, a reçu plusieurs blessures, plus ou moins graves et dont les traces existent encore. Le dénommé ci-dessus étant venu se faire panser à l’ambulance établie au bureau du Journal du commerce, dont la direction m’est en partie confiée. » Signé, le 20 août 1830 : Dubour, médecin, demeurant Rue Neuve-Saint-Marc. Le deuxième certificat médical, ainsi rédigé : « Je, soussigné, chirurgien en chef de l’hôpital civil de Paris, certifie que le nommé Leblanc, Alexandre est rentré pour la deuxième fois à l’hôpital Saint-Louis pour y être traité d’un coup d’arme à feu survenu dans les journées de Juillet 1830 et qu’il en est sorti guéri. » Signé, le 5 février 1831 : baron Richeron, chirurgien en chef de l’hôpital Saint-Louis, demeurant 40, rue de Bondy. Le troisième certificat médical, ainsi rédigé : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, attaché au bureau de la Commission du (ancien) VIe arrondissement pour les blessés, certifie que le nommé Leblanc, Alexandre est dans l’impossibilité de travailler et que sa blessure s’est ouverte derechef et qu’il a droit aux récompenses pécuniaires. » Signé, le 10 janvier 1831 : Labouré, docteur en médecine, demeurant 20, rue Quincampoix. Il fut porté par la Commission du (ancien) VIe arrondissement pour la décoration spéciale et convoqué à différentes reprises. Le 7 août 1831, alors tambour au 43e régiment de ligne, sans nouvelle de ses droits, il sollicita la décoration de Juillet. Lacretelle, le colonel de son régiment, apostilla sa demande, attestant que Leblanc avait « mené une bonne conduite depuis qu’il a été incorporé audit régiment ». Il joignait à sa demande la copie de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, contrôleur à la Caisse centrale du Trésor public et payeur de l’armée d’Espagne, certifie que le nommé Leblanc, Alexandre, ex-sergent du poste de la foire Saint-Laurent sous les ordres de M. de la Jariette, lieutenant au 38e régiment d’infanterie de ligne, qui après s’être distingué dans les journées de juillet 1830 a établi le poste et que l’on ne peut trop le louer de son zèle et du courage qu’il déploya dans cette occasion. » Signé, le 10 août 1830 : illisible, contrôleur de la caisse centrale du Trésor public, demeurant 154, rue du Faubourg-Saint-Denis. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, commissaire du quartier du faubourg Saint-Denis, certifie que le nommé Leblanc, Alexandre, sergent sous les ordres de M. de la Jariette, officier au 38e de ligne, sergent au poste établi dans l’enclos de la foire Saint-Laurent, a parfaitement secondé le sous-lieutenant et qu’il n’a mérité que des éloges par sa bonne conduite pour le maintien de l’ordre de ce quartier. » Signé, le 12 août 1830 : Dyonet, commissaire de police. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, commissaire au bureau de charité, que le nommé Leblanc, Alexandre, sergent, s’est transporté chez moi avec une partie des hommes de son poste pour empêcher les progrès du feu qui s’étaient manifestés dans l’intérieur de ma maison et que je n’ai qu’à me louer du courage et de la bravoure qu’il déployé dans cette circonstance. » Signé, le 1er août 1830 : Besson, demeurant rue du Faubourg-Saint-Denis au coin de foire Saint-Laurent. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, ancien officier de l’infanterie, certifie que le nommé Leblanc, Alexandre, sergent au camp de La Villette, qui dans les journées des 27, 28 et 29 juillet a été blessé à mes côtés et transporté par moi à l’ambulance établie au bureau du Journal du commerce. » Signé, le 28 juillet 1830 (sic !) : de la Jariette, lieutenant au 38e de ligne. Le cinquième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, capitaine commandant la 3e compagnie du 2e bataillon de la garde à pied, certifie que le nommé Leblanc, Alexandre, sergent à ladite compagnie, a donné sa démission volontairement et que sa conduite a toujours été louable dans le corps. » Signé, le 1er décembre 1831 : Rolin, commandant de ladite compagnie. Il fut répondu à Leblanc que sa demande était présentée trop tardivement et que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés. Archives nationales F/1dIII/61. peut-être idem que le précédent ?

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