Leblanc, Louis, Joseph
Biographie
Né vers 1791. Menuisier. Il combattit avec le capitaine de sa compagnie de la garde nationale les 27 et 28 juillet, dans les rues Saint-Honoré, à la Grève et dans le faubourg Saint-Antoine. Il fut blessé par la chute d’un arbre. Il était porteur du certificat suivant : « Je, soussigné, capitaine de la garde nationale de Charonne et les gardes nationaux de Charonne certifions que M. Louis, Joseph Leblanc, menuisier, demeurant à la barrière Charonne-Fontarabie et garde national de ma compagnie, à non seulement apporté son zèle dans nos gardes comme dans nos nombreuses patrouilles dans les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier mais encore dans une fausse alerte, que nous avons eue dans la nuit du 29 au 30, où l’on n’a cru à propos de faire des retranchements en dépavant comme en coupant les arbres sur le boulevard extérieur, et celui dont le courage et le patriotisme ne s’est point altéré, le dernier des arbres qui a été coupé lui a tombé sur les reins et que depuis il est alité et même dangereusement malade. » Signé, le 2 août 1830 (pour les signatures lisibles) : Morissat, capitaine ; Duperrey, sergent ; Boisseny ; Dupré ; Letourneur, marchand de vin ; Bitout. Marié et père de famille, sa blessure l’empêchant de travailler, il sollicita des secours. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Il reçut un total de cent cinquante francs de secours auprès de la sous-préfecture de Saint-Denis. Il comparut devant le jury de cet arrondissement le 8 janvier 1831, sous le numéro 36. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis et reçut, à ce titre, une indemnité définitive versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1833, se plaignant dans une lettre adressée au roi de n’avoir pas été suffisamment récompensé pour sa conduite en juillet 1830, il sollicita la « récompense due à son courage », rappelant les faits suivants : « Sur la fin de juin 1815, lors de l’invasion de la capitale et faisant partie de la garde nationale (VIIIe légion, 4e compagnie, 3e bataillon), il se porta spontanément à la défense du poste de la barrière du Trône où il resta quatre jours et trois nuits, et contribua lui cinquième, à la prise d’une pièce de l’ennemi. Aux journées de juillet 1830 (29 au matin), étant au poste de la barrière de Charonne, il s’opposa avec énergie à ce qu’elle fût incendiée et sauva la vie à l’employé Laforge, légionnaire, et contribua à maintenir l’ordre ; il fut blessé grièvement et fut plusieurs mois sans pouvoir travailler. Une somme de trois cents francs lui fut allouée en indemnités, mais était loin de compenser les pertes qu’il avait faites. » Il demeurait à la barrière de Charonne-Fontarabie en 1830 ; 39, rue des Trois-Bornes en 1833. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe de l’arrondissement de Saint-Denis auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 90 ; Archives de Paris VK3 47 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis ; Archives nationales F/1dIII/61 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives, (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis, blessés de la 1re classe.