Leblaye, Joseph, Marie
Biographie
Né le 25 mars 1792 à Vannes (Morbihan). Ancien sous-officier dans la Garde impériale, devenu peaussier. Blessé d’un coup de feu, il reçut deux secours de quarante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il fut soigné à l’hôtel-Dieu puis à la maison de convalescence de Saint-Cloud depuis le 22 septembre jusqu’en octobre ; il y reçut un partie de son uniforme de garde national. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut, après la révolution, un total de deux cents francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il était porteur du certificat suivant : « Le colonel Festamel, qui a eu pendant quelques mois sous ses ordres au dépôt des Colonies le sieur Leblay, n’a qu’à se louer de sa bonne conduite. C’est encore avec plaisir qu’il rend justice à ce brave citoyen, déclarant que les rapports les plus avantageux lui sont parvenus par la belle conduite qu’il a tenue à Paris pendant les grandes journées, où il a été blessé. Le colonel ose donc recommander cet ancien militaire à la bienveillance du ministre de la Guerre, en le priant de le faire admettre dans la gendarmerie. » Signé, le 4 mars 1831 : baron Festamel. Il signa, le 29 août 1830, le certificat suivant en faveur de Poilliot, Denis : « Nous, soussigné, certifions que le dénommé d’autre part a reçu en notre présence, le 28 juillet dernier à la grève, un coup de feu au cordon testiculaire droit et que nous l’avons transporté chez M. Bérard, rue Saint-Anasthase n° 3, pour y être pansé. » Il fut intégré dans la gendarmerie. On trouve dans Le Bon Français, almanach universel pour l’année 1834, la mention suivante le concernant : « Joseph, Marie Leblay, décoré de Juillet et incorporé depuis plusieurs mois dans la brigade de gendarmerie de Beaugency, ayant tiré un coup de pistolet à une femme, a été déclaré coupable de tentative de meurtre et condamné aux travaux forcés à perpétuité par la cour d’assises du Loiret. Malgré le caractère infamant de cette peine, la dégradation de Leblay n’a pas été prononcée. Est-ce l’oubli ou conséquence d’une délibération formelle ? Quoi qu’il en soit, nos bagnes pourront voir la décoration des trois immortelles journées pendue à la veste d’un de leurs habitants. » En 1834, condamné depuis deux ans à une peine de réclusion, détenu à la centrale de Fontevrault « pour une faute que l’effervescence de la boisson, à laquelle il n’est point habitué a pu seule lui faire commettre », il sollicita un secours en tant que blessé de Juillet. Il demeurait 44, rue de la Contrescarpe en 1830-1831. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IXe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives p. 82, liste nominative du IXe arrondissement des blessés de la 1re classe au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 117, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, (ancien) IXe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement et dossier indemnitaires classés et non classés ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/61 ; Archives nationales F/1dIII/72 in dossier Poilliot, Denis ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IXe arrondissement, blessés de 1re classe et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) IXe arrondissement, blessés de la 1re classe ; Le Bon Français, almanach universel pour l’année 1834, Paris, chez Bricon, p. 303.