Leblond, Jacques, Denis
Biographie
Né vers 1795-1796 à Paris. Militaire pensionné ou bonnetier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 16 décembre 1830, à aucune voix pour la croix, cinq voix pour la médaille et une voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il signa un certificat pour témoigner parfaitement connaître Maugars ou Maugard, René et savoir qu’il avait combattu à la prise de la caserne de Babylone, où il avait été blessé d’un coup de feu reçu au côté gauche. Le 2 mai 1836, il fit partie (avec, pour les décorés les noms lisibles de : Brivois, Claude, Nicolas ; Aretz, Joseph ; Leredde, Jean, Charles, François ; Meneray, Aristide, Jean, Nicolas ; Masson, Henri, Louis ; Caron, Louis, Joseph, décoré du [ancien] Xe arrondissement ; Fauquet, François, Frédéric ; Laussedat, Louis, Gilbert ; Arnould illisible, décoré du [ancien] VIIIe arrondissement et demeurant 9, rue de la Sonnerie ; Bazière, Jacques, Cyr ; Lemoine, demeurant 10, rue du Chemin-Neuf à la barrière Blanche peut-être décoré et non pas vainqueur de la Bastille et deux autres noms illisibles) d’une réunion de décorés de Juillet et de vainqueurs de la Bastille qui se rendirent aux Tuileries à l’effet de féliciter le roi à l’occasion de sa fête, le 1er mai. Le roi leur ayant fait remettre une somme de deux mille francs à répartir entre eux, la délégation devait par la suite témoigner au roi sa reconnaissance. Il reçut une allocation de quarante francs entre 1849 et 1853, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 143, rue Saint-Victor en 1830-1831 ; 16, rue des Fossés-Saint-Bernard en 1836 ; 51, avenue de la Motte-Piquet en 1850. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 682 n° 3 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité deux fois dont la deuxième sous le numéro 563 et le seul nom de Leblond) ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 16 décembre 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/66 in dossier Maugars, René ; Archives nationales AB XIX 15 papiers des Tuileries, décorés de juillet 1830, citoyens qui ont pris part aux événements de 1830 ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 20 mai 1850, minutes 105-109. Il y a dans Archives de la préfecture de police AA 401 in dossier Martin, François, un Leblond, décoré de Juillet, sans doute du (ancien) XIIe arrondissement, qui signa, le 28 juillet 1831, le certificat suivant en faveur de Martin, François, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous certifions que le nommé François Martin s’est montré dans les mémorables journées de juillet, les 27, 28, 29, 30 et 31 et qu’il s’est battu pour la bonne cause à l’Hôtel de ville, le Louvre, les Tuileries et Palais-Royal. »