Lebouc, Jean-François, Michel, Marie

Biographie


Il était porteur du certificat suivant : « Je certifie, d’après les renseignements qui m’ont été donnés par plusieurs voisins, notamment par les personnes habitant la maison n° 7 rue Traverse, que les sieurs Martin, Pierre, Claude Hubert et Jean-François, Michel, Marie Lebouc se sont comportés d’une manière digne de bons patriotes dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, et qu’ils méritent tous deux les marques d’honneur de tous bons Français. Ces deux braves ont déposé des certificats à l’ancienne commission, qui ont été égarés, ne pouvant les reproduire à celle-ci pour pouvoir obtenir ce que leur dévouement leur ont incontestablement mérités ; ils étaient armés tous les deux et ont été blessés. » Signé, le 26 juillet 1831 : Sisco, Edouard (voir ce nom), blessé à la caserne de Babylone ; Farigoulle, Ambroise (voir Farigoulle, Ambroise, Constantin) ; Cailtiau (voir Caltiau, Jean, Siméon), blessé. Dans une lettre adressée par la Commission des réclamations de Juillet, présidée par Benard de Courtigis (voir ce nom) et établie 10, rue Neuve-Bourg-Labbé, au ministre de l’Intérieur et président du Conseil, son cas était cité en exemple comme quelqu’un dont les droits avaient été méconnus, précisant ainsi sa participation aux combats et les preuves qui avaient été fournies : « Hubert, Martin, Pierre, Claude et Lebouc, Jean-François, Nicolas (pas sûr), Marie. Certificat appuyé de signatures recommandables, constatant leur participation aux exploits des journées de Juillet, le dépôt de certificats à la Commission des récompenses, lesquels ont été égarés. Les signatures suivent. Ce certificat est appuyé de celui de M. Payen, membre de cette Commission, écrit au dos, ainsi conçu : “Les sieurs Hubert et Lebouc ont présenté trop tard leur demande à la Commission pour qu’elle pût examiner leurs droits aux récompenses nationales. Ils ont trouvé leurs blessures trop légères pour se faire inscrire dès l’origine comme blessés. Les attestations ci-contre des combattants qui me sont bien connus ne paraissent pas laisser de doute sur la part active que lesdits sieurs Hubert et Lebouc ont prise aux affaires de Juillet. Paris, le 27 juillet 1831. Signé : Payen, commissaire du (ancien) XIVe arrondissement. Vu à la mairie de Grenelle pour la légalisation de la signature de M. Payen, le 28 juillet 1831, signé Gay, adjoint.” “Je certifie que les deux réclamants ci-dessus ont combattu pendant les trois mémorables journées et ont mérité, par leur bravoure, l’estime de leurs concitoyens. Signé : Salmon, manufacturier. Certifié véritable Simon, Pierre, César faisant nombre des blessés.” La modestie de ces combattants sur leurs blessures est ici récompensée en quelque sorte par le certificat de M. Payen. Nous aimons à trouver de pareils actes. Rien obtenu. » Archives nationales F/1dIII/82 Commission des réclamations de Juillet, extrait de quelques dossiers pris sur le travail général de la Commission des réclamations.

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