Lechanteur, Jean
Biographie
Né le 23 juin 1789 à Montfort (Sarthe), fils de Lechanteur, François, notaire royal et avocat du marquisat de Montfort, et de Berger, Anne, son épouse. Ancien maréchal des logis chef, ayant participé à la campagne de Russie, devenu journalier, marchand de levure sur les listes de la mairie in Archives de Paris VD6 288 n° 7 et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/35 A. Il fut blessé au bras gauche et à la jambe droite. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut, comme blessé, un total de deux cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Sa médaille lui fut délivrée le 29 juin, et son brevet le 10 août 1831. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 28 avril 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, de blessures, l’une par arme à feu à la partie supérieure postérieure antérieure et supérieure de la jambe droite, deux autres par arme blanche, l’une au-devant de l’extrémité inférieure du radius, l’autre à la face dorsale de la première phalange de l’annulaire de la main gauche, blessures cicatrisées sans difformités et sans infirmités. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut effectivement admis dans la catégorie des blessés de la 1re classe auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il fut nommé sous-officier, sur proposition de la Commission des récompenses nationales et affecté au 37e régiment de ligne. Dans une lettre adressée par la Commission des réclamations de Juillet, présidée par Benard de Courtigis (voir ce nom) et établie 10, rue Neuve-Bourg-Labbé, au ministre de l’Intérieur et président du Conseil, son cas était cité en exemple comme quelqu’un dont les droits avaient été méconnus : « Certificat signé Henry Feret, capitaine de la garde nationale, libraire galerie Nemours, Rousseau rue Percée n° 2, Brault rue Serpente n° 8, Leran rue Saint-Angevillers n° 10, Fondblanc sergent de la garde nationale, Lamy employé chez le duc d’Orléans, Eve épicier rue Saint-Antoine n° 8, Grentant rue Saint-Honoré n° 91, Le Paucheux arquebusier rue Jean-Jacques-Rousseau, Dupuis rue Coquillière n° 17, la plupart combattants et blessés de Juillet, constatant qu’il s’est battu à la Grève, au Louvre, au Palais-Royal. Deux certificats de médecins signés par les docteurs Pivry et Larrivière attestant qu’il a reçu plusieurs blessures. Certificat de M. de Frémicourt, négociant, rue Montesquieu n° 5, adjoint à la Commission du (ancien) IVe arrondissement, ainsi conçu : “D’après la déclaration faite au sieur Lechanteur par M. de Lannoy, président de la Commission des récompenses nationales du (ancien) IVe arrondissement que les pièces qui concernaient et attestaient la conduite et faits dudit sieur Lechanteur n’avaient pas été remises à la Commission, le soussigné, l’un des délégués du (ancien) IVe arrondissement pour recueillir les faits des trois journées de 1830 déclare que lesdites pièces ont bien été remises, sous la cote 24 de ses travaux. Elles se composaient d’un certificat revêtu d’une grande quantité de signatures parmi lesquelles se trouvent celles de M. Dimoy, Louis Imbert, président des emplois distingués dans la maison du roi, alors duc d’Orléans ; chaque signataire a été visité par le soussigné, non une fois mais cinq à six fois ; aucun ne se dédie de sa première déclaration. En outre d’un certificat de médecin attestant les blessures que le sieur Lechanteur a reçues en combattant réellement contre le despotisme. Si la preuve, la déclaration d’une infinité de témoins oculaires, trois blessures peu graves valent d’autres preuves illisible Lechanteur a bien mérité de la patrie. Lechanteur a deux fils, qui ont également concouru à nous délivrer du despotisme. » Signé, le 14 avril 1831 : de Frémicourt. Une apostille de la Commission des récompenses nationales, en marge de la lettre de la Commission des réclamations, faisait l’observation suivante : « Aucune trace. » Son cas était cité en exemple une deuxième fois, mais rayé avec la mention Double emploi ; les faits le concernant étaient cette fois ainsi relevés : « Lechanteur. On trouve au dossier du sieur Lechanteur deux certificats couverts de signatures dignes de la plus grande confiance et attestant des faits les plus recommandables dans les trois journées, à la Grève, au Louvre, au Palais-Royal, où il s’est opposé avec force et courage aux tentatives d’une populace effrénée qui voulait pénétrer dans les appartements de S.A.R. le duc d’Orléans, où il a été blessé d’un coup de fleuret par un homme de cette populace. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1850, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 8, rue Sartine en 1830 ; 6, rue du Joubert en 1830-1831 ; 32, rue Feydeau en 1850. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IVe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 66 (sous le nom de Lechantens, Jean) ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, liste générale de présentation et de nomination de sous-officiers et aussi Commission des récompenses nationales, deuxième état de sous-officiers ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/62 ; Archives nationales F/1dIII/82 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IVe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116.