Leclair, Jean, Adrien
Biographie
Né le 7 février 1810 (le 5 février 1810 in Archives nationales F/1dIII/39 mais bien le 7 février 1810 in Archives nationales F/1dIII/34 et in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension) à Paris. Serrurier. Il fut blessé d’un coup de feu reçu au ventre (mais à la main gauche in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension), le 29 juillet vers 11 h 30 du matin, alors qu’il combattait un peloton de la garde royale, rue Traversière-Saint-Honoré. Il reçut un secours de soixante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Le 16 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIe arrondissement, comparurent : Gobert, Augustin, Frédéric, serrurier en voitures, demeurant 2, rue Coquenard ; Grossetête, Jean-Baptiste, serrurier en voitures, demeurant 35, rue Rochechouart ; Julliot, Edme, Pierre, tabletier, demeurant 17, rue du Marché-Saint-Honoré. Ils attestèrent connaître parfaitement Leclair, Jean, Adrien et « savoir qu’il a été atteint d’une balle dans le bas-ventre le jeudi 29 juillet à 11 h 30 du matin, rue Traversière-Saint-Honoré dans les combats qui ont eu lieu à cette mémorable époque et qu’il a reçu ce coup de feu en se battant avec courage contre un peloton de la garde ». Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 9 avril 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à ouverture unique mais à balle extraite à la région iliaque gauche du ventre ; blessure guérie mais avec hernie à travers la cicatrice de la blessure. » Il fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné de trois cents francs (mais de quatre cents francs in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension). Il lui fut accordé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il signa, comme « blessé à la même affaire », le 19 août 1830, le certificat suivant qui constatait les circonstances dans lesquelles Rousseau, Victor avait trouvé la mort : « Nous certifions que le nommé Victor Rousseau, serrurier en voitures, âgé de vingt et un ans, demeurant chez ses père et mère, rue Rochechouart n° 35, est tombé à nos côtés, atteint d’un coup de feu, au coin de la rue Traversière-Saint-Honoré, dans la journée du 29 juillet. » Il comparut, le 19 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIe arrondissement, pour attester avoir parfaitement connu Rousseau, Victor et savoir « qu’il a été atteint d’une balle à la tête le jeudi 29 juillet 1830, entre 10 et 11 heures du matin, rue Saint-Honoré au coin de celle Traversière, dans les combats qui ont eu lieu à cette mémorable époque et qu’il en est décédé le même jour, dix minutes après avoir reçu le coup ». Il fut nommé sous-officier, sur proposition de la Commission des récompenses nationales et affecté au 12e (ou au 49e in Archives nationales F/1dIII/33) régiment de ligne. Il demeurait 35, rue Rochechouart en 1830-1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet (bien sous son nom de Leclair, Jean, Adrien), Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 (bien sous son nom de Leclair, Jean, Adrien) ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 84 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 95 ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, liste générale de présentation et de nomination de sous-officiers (sous le nom de Leclaire, Jean, Adrien) ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 (sous le nom de Leclaire, Jean, Adrien) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension (sous le nom de Leclaire, Jean, Adrien) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IIe arrondissement (bien sous son nom de Leclair, Jean, Adrien) ; Archives nationales F/1dIII/62 ; Archives nationales F/1dIII/74 in dossier Rousseau, Victor ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIe arrondissement, blessés de 3e classe (sous le nom de Leclair, Jean, Adrien). Vérifier Leclair ou Leclaire dans les blessés ?