Leclerc, François ou Leclere, François
Biographie
Né le 10 août 1792 à Tonnerre (Yonne). Tonnelier. Il est inscrit sur les listes de sa mairie comme n’ayant reçu aucun secours de la part de cette même mairie. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement (sous le nom de Leclerc sans les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Le 25 juillet 1831, il sollicita auprès du roi le remplacement de sa médaille par la croix. Il rappelait ainsi sa participation aux combats : « […] Dès la journée du 27, le suppliant avait assailli le poste de gendarmerie qui faisait feu sur le peuple sur la place du Palais-Royal. Son dévouement, en cette occasion, avait été d’autant plus remarquable que le suppliant, ainsi que d’autres citoyens, n’était pas armé. Il n’en fut pas longtemps de même car le lendemain, 28, il fit, un des premiers, irruption dans le corps de garde de la rue des Fossés-Saint-Bernard où il s’arma en désarmant le poste. Immédiatement après, il se rendit sur le quai de la Cité, où il se tint constamment en tête des citoyens qui y soutinrent le feu de la garde royale occupant les quais attenant à la Grève et cette place elle-même. Le pont d’Arcole fut, à trois reprises différentes, le théâtre du courage avec lequel le suppliant y escorta le drapeau tricolore, toujours en faisant feu ; et il ne se retira de la lutte, quoique exténué de fatigue et de besoin, que lorsqu’elle fut terminée sur ce point. Le 29, nouveaux combats sur la place du Palais-Royal et lieux circonvoisins. Partout le suppliant fit preuve d’une intrépidité que ses cocombattants, intrépides eux-mêmes, remarquèrent avec intérêt. Inscrit depuis sur les listes des braves, il fut appelé différentes fois à participer aux récompenses pécuniaires que la reconnaissance nationale avait conférées aux défenseurs des libertés publiques mais le suppliant, qui avait combattu pour ces libertés et non pas pour de l’argent, refusa toute subvention. Il ambitionnait la Croix de Juillet et pensait l’avoir méritée ; ce ne fut que la médaille qu’on lui décerna. » Sa demande était apostillée de plusieurs signatures : Gossuin, ancien membre du Conseil d’Etat, qui précisait : « Il est à ma connaissance que François Leclère (sic) s’est parfaitement conduit dans les journées de Juillet et je crois de mon devoir d’appuyer la demande de la décoration qu’il adresse à Sa Majesté. » Ravinet, qui ajoutait : « Je suis témoin que François Lecler (sic) a désarmé, le 28 juillet, le poste de gendarmerie de la rue des Fossés-Saint-Bernard. » Bornet, A ; Gauthier, artiste peintre ; Bertier, propriétaire ; Légé, membre de la Légion d’honneur. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 8, rue Poultier dans l’île de la Cité (par erreur 8, rue Pontier in Archives nationales F/1dIII/36) en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/62 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des personnes résidant dans l’étendue du (ancien) IXe arrondissement de Paris, qui ont obtenu la médaille de Juillet et auxquelles, à l’occasion des trois journées de Juillet, il a été accordé une somme de vingt-cinq francs. Il y aurait deux Leclerc ou Leclert qui demeuraient 8, rue Soultier et furent décorés de la médaille ?...