Leclère, Mathieu

Biographie


Né le 17 août 1793 ou 18 août 1793 (mais le 17 avril 1793 in Archives nationales F/1dIII/38 A) à Paris. Ouvrier en bronze. Il fut blessé d’un coup de feu reçu à la poitrine et à l’épaule, du côté droit. Le certificat médical suivant constatait ses blessures et les circonstances dans lesquelles il les avait reçues : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, médecin attaché au bureau de charité du (ancien) IVe arrondissement, certifie exacts et véritables les faits ci-dessous énoncés. Le jeudi 29 juillet 1830, 1 heure et quart environ, immédiatement après l’entrée dans le Louvre et la prise de la porte de ce monument, donnant sur la rue du Coq-Saint-Honoré, fut amené chez moi, à l’ambulance établie momentanément, le sieur Leclère, Mathieu, alors fabricant de bronzes, et qui venait d’être blessé ; la plaie avait été produite par une balle qui était entrée d’abord au-devant de l’extrémité sternale de la clavicule et de ce point avait parcouru entre la peau et l’os claviculaire, tout le devant de la poitrine pour sortir ensuite un peu en arrière du bras droit presque au point d’insertion du deltoïde. La plaie fut alors débridée dans toute l’étendue de son trajet. Son gonflement était énorme et ce ne fut qu’avec peine que je parvins à obtenir du blessé de rentrer chez lui, voulant encore aller au feu. Ce ne fut qu’au bout de trois mois que le blessé fut totalement guéri, la plaie ne voulant que difficilement se cicatriser. Depuis lors le blessé, ayant quitté les affaires, est entré dans la 1re compagnie, 1er escadron de la garde municipale et j’atteste que c’est bien lui que j’ai pansé et soigné depuis sa blessure. » Signé, le 12 août 1831 : Vaudin, médecin. La mairie reprenait ainsi les avis médicaux sur la nature de ses blessures : « Coup de feu au-devant de la poitrine. La balle, entrée au-dessus de la clavicule droite, est sortie vers le moignon de l’épaule du même côté, après avoir parcouru dans les chairs un trajet de sept à huit pouces. Cet homme conserve de la faiblesse et de la gêne dans les mouvements du bras droit. » Soutien d’une famille, il reçut un secours de cinquante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un secours de cent francs, le 19 août 1830, un secours de cent cinq francs, le 8 septembre 1831, un secours de trente-cinq francs, le 4 octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. La nature de ses blessures était ainsi décrite, le 21 août 1831, par le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales : « Blessure par arme à feu de la partie antérieure et supérieure de la poitrine du côté droit à la partie antérieure de l’épaule du même côté, à travers les chairs seulement ; guérie mais avec difficultés et douleurs dans les mouvements. » Il fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné de quatre cents francs (sous quel nom ? pas vu sur les listes du Bulletin des lois, sous le nom de Leclerc, Mathieu sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/35 B et in Archives nationales F/1dIII/38 A). Il lui fut accordé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de soixante-quinze francs (sous le nom de Leclerc, Mathieu in Archives de Paris VD6 360 5). Il reçut (sous le nom de Leclère), en tant que blessé mais non décoré, un secours de cinquante francs, sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il fut incorporé comme brigadier à la 1re compagnie du 1er escadron de la garde municipale casernée rue de Tournon. Il demeurait 254, rue Saint-Denis en 1830-1831. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 34 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 38 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 84 (sous le nom de Leclerc, Mathieu) ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 102 (sous le nom de Leclerc, Matthieu) ; Archives de Paris VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Liste de diminution de capacité (sous le nom de Leclerc, Mathieu), idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (blessés pensionnaires), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des blessés, idem Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs (sous le nom de Leclère) ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis à la pension (cahier de douze blessés) ; Archives nationales F/1dIII/62 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, blessés de 3e classe (sous le nom de Leclerc, Mathieu).

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.