Lecomte, Jean, Charles, Amable

Biographie


Né le 18 septembre 1813 à Epinal (Vosges), de Lecomte, Nicolas, et de Douville, Adélaïde, son épouse ; Lecomte, Nicolas, lieutenant-colonel, né le 7 juin 1767 à Aunay (Calvados), était entré au 12 régiment le 27 octobre 1783, brigadier le 1er mai 1789, maréchal des logis le 1er août 1792, adjudant sous-lieutenant le 1er messidor an II, lieutenant le 27 thermidor an VII, capitaine le 1er janvier 1806, chef d’escadron le 18 septembre 1808, fait chevalier de la Légion d’honneur en l’an XII, officier de la Légion d’honneur le 24 juin 1811, major le 17 août 1813, mis en non activité le 24 octobre 1814, chevalier de Saint-Louis le 1er novembre 1814, colonel de la garde nationale d’Epinal le 1er mars 1815, adjudant-major de la Ire légion 6e bataillon de la garde nationale de banlieue en août 1830 ; il avait toutes les campagnes depuis son entrée au service, avait reçu un coup de feu au bras le 4 février 1807, une forte contusion aux reins et à la jambe gauche le 22 juillet 1812 à Salamanque. Le fils, Lecomte, Jean, Charles, Amable, était porteur du certificat suivant, délivré par les gardes nationaux de la 5e compagnie, 6e bataillon de la Ire légion de la garde nationale de la banlieue : « Nous, officiers, sous-officiers et gardes nationaux de ladite compagnie, soussignés, certifions que Jean, Charles, Amable Leconte (sic), fourrier, a, dès l’instant de la formation de la garde nationale, pris les armes et monté la garde ; qu’il y mettait tant de zèle que nous le nommâmes à l’unanimité fourrier ; que ce brave jeune homme a rempli les fonctions avec intelligence et à la grande satisfaction de ses chefs. Aux mémorables journées des 27, 28 et 29, il a combattu pour la liberté ; il n’a quitté qu’après la prise des Tuileries, un de ses pistolets lui était crevé dans les mains. Aux derniers troubles de décembre, il a été constamment avec sa compagnie sous les armes. » Ce certificat était signé de trente-deux gardes nationaux, tous grades confondus. Il sollicita une sous-lieutenance. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Il comparut devant le jury de cet arrondissement le 10 février 1831 sous le numéro 30. Il fut nommé sergent-fourrier dès la réorganisation de la garde nationale du Pré-Saint-Gervais et, lors des troubles de décembre 1830 à l’occasion du procès des ministres, il resta deux jours et deux nuits sous les armes avec sa compagnie et participa « au rétablissement de l’ordre dans la capitale ». Lecomte, Jean, Charles, Amable fut nommé sous-officier, sur proposition de la Commission des récompenses nationales et affecté au 9e léger. Il demeurait chez son père au Pré-Saint-Gervais en 1830. Archives de Paris VK3 47 ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, liste générale de présentation et de nomination de sous-officiers et aussi Commission des récompenses nationales, deuxième état de sous-officiers.

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