Lecomte, Louis, Théodore

Biographie


Né le 27 juin 1796 à Paris. Menuisier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la sous-préfecture de Saint-Denis. Il apostilla un certificat délivré en faveur de Merrien, Louis, Joseph devant la Commission des Réclamants, comme quoi ce dernier avait planté le premier drapeau tricolore sur l’église de la commune de Neuilly. Il signa comme « sapeur-pompier, décoré de Juillet, demeurant à Neuilly », le 1er août 1831, le certificat suivant en faveur de Lobrot, Jean-Baptiste : « Nous, soussignés, sous-officiers et soldats de la compagnie de sapeurs-pompiers, certifions et attestons que le sieur Lobrot, Jean-Baptiste, fourrier à ladite compagnie, a été présent en armes aux jours de Juillet et qu’il est entré le premier dans la caserne de Courbevoie par la grille des officiers et qu’il a été en faction pour empêcher le désordre qui devait se propager et qu’en outre le sieur Lobrot, ancien sous-officier au 3e régiment de sapeurs du génie a été blessé au siège de Dantzig, qu’il est estropié des deux mains et n’a fait aucune réclamation jusqu’à ce jour mais désirant savoir illisible récompenses nationales ose vous présenter le présent. » Il signa, le 5 août 1830, le certificat suivant en faveur de Verger, Jean, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, sapeurs-pompiers de ladite commune, certifions que le sieur Jean Verger, maître tailleur, demeurant audit Neuilly, rue de Seine n° 53, a travaillé aux barricades de notre commune, même pendant le commencement de la canonnade ; qu’il a surveillé les individus armés soupçonnés espions de l’ex-garde ou de son parti ; qu’il a aidé un aide de camp du général Gerard à se débarrasser de la foule du peuple qui l’avaient entouré et qui criait Il faut le tuer, c’est un officier de la garde royale ! Il est parvenu enfin à le conduire à la maison commune, où il s’est fait connaître. Ledit sieur Verger fut un des six hommes qui l’escortèrent jusqu’au pont ; après ils arrêtèrent un soi-disant officier de l’ex-garde, armé de pistolets et d’une épée, qu’ils conduisirent aussi à la maison commune. Le 30, il a, ainsi que d’autres, arrêté plusieurs individus chargés de matelas, traversins, couvertures etc., enfin de différents effets de gendarmerie. C’est lui aussi qui s’empressa d’aller à la mairie demander des bons afin de procurer des vivres à un de ces postes harassé de fatigue qui était pour la garde des barricades du pont et ne pouvait être relevé, faute d’hommes. Il en fit ensuite autant pour les autres postes qui étaient dans un pareil dénuement. Dans cet intervalle, il fut un instant arrêté par les ordres d’un nommé Fessard, fabricant de savon vert, qui désapprouvant les démarches qu’il fit ci-dessus, en lui disant que ce service ne le regardait pas, le mit entre les mains de illisible hommes, chargés de le conduire à la mairie : ce fut le tambour major de la garde nationale qui le débarrassa et qui ordonna à ces hommes de retourner à leur poste. Nous désirons, d’après ce détail que le sieur Verger participe aux récompenses nationales. C’est pourquoi nous nous faisons un sensible plaisir de lui délivrer le présent. » On trouve aussi dans le dossier de Verger, Jean déposé à la Commission des Réclamants, cette déposition suivante, signée conjointement avec Blas (voir Blas, Nicolas), demeurant 77, rue Saint-Denis : « Moi, Lecomte, Louis, Théodore, déclare que M. Gilles a fait et signé plusieurs certificats à des habitants de la commune de Neuilly (près Paris) et que ledit sieur Gilles n’était aucunement présent aux affaires. Cette plainte est portée et signée par ledit sieur Lecomte. » Sa médaille lui fut délivrée le 27 juin 1831. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la sous-préfecture de Saint-Denis, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 49, rue de Seine à Neuilly en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VK3 39, département de la Seine, arrondissement de Saint-Denis, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, idem Récompenses nationales, remise des brevets de la médaille de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Saint-Denis (on trouve aussi ces mêmes listes deux fois in Archives de Paris VK3 39) ; Archives de la préfecture de police AA 399 in dossier Lobrot, Jean-Baptiste ; Archives de la préfecture de police AA 402 in dossier Merrien, Louis, Joseph ; Archives de la préfecture de police AA 416 in dossier Verger, Jean.

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