Lecronier, Pierre, ou Le Cronier, Pierre, ou Lecrosnier, Pierre, ou Le Crosnier, Pierre

Biographie


Né le 3 octobre 1802 à Rennes (mais à Tremblay in Archives nationales F/1dIII/33) (Ille-et-Vilaine), fils naturel de Lecronier, Cécile. Garçon boulanger. Il fut blessé d’un coup de feu reçu dans le bas-ventre, dans les combats en face du théâtre du boulevard du Temple, le 28 juillet. Secouru et soigné à l’hôpital Saint-Louis par ses camarades de travail, il mourut le 4 septembre des suites de ses blessures. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Le 11 juin 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIe arrondissement, comparurent : Reverard, Louis, Honoré, garçon boulanger, demeurant 12, rue de la Huchette ; Dupin, Jean-Louis, serrurier, demeurant 7, rue des Orties ; Monnier, Pierre, Maximin, logeur, demeurant 13, rue des Orties. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Lecrosnier, Pierre (sic) et savoir « qu’il a reçu une balle dans le bas-ventre le mercredi 28 juillet 1830 à 1 heure de relevée dans les combats qui ont eu lieu à cette mémorable époque, boulevard du Temple en face le théâtre et qu’il est décédé le 4 septembre à 7 heures du soir à l’hôpital Saint-Louis ». Il laissait une mère, Lecrosnier, Cécile, Anne, née le 15 mars 1775 à Tremblay (Ille-et-Vilaine) (elle-même fille de Lecronier, Julien et de Béranger, Anne), indigente et sur laquelle le maire de Tremblay indiquait que, après lui avoir annoncé la triste nouvelle, elle avait eu « les larmes aux yeux, […] encore le courage de coudre ce drapeau qui flotte sur notre église et dont ses trois couleurs promettent à la France l’avenir le plus heureux et le plus glorieux ». Le maire de Tremblay lui délivra, en date du 25 mai 1831, un certificat comme quoi elle était « dans un véritable état d’indigence […], infirme et âgée et qu’en perdant son seul enfant elle a perdu aussi le seul espoir qu’elle pouvait avoir sur la fin de ses jours ». Elle fut pensionnée de deux cents francs et se vit accorder, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Son cas fut pourtant saisi par la Commission des réclamations de Juillet, présidée par Benard de Courtigis (voir ce nom) et établie 10, rue Neuve-Bourg-Labbé, comme quelqu’un qui n’avait pu obtenir satisfaction. Le nom de Lecronier (P. Lecronier) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Lecronier demeurait 7, rue des Orties-Saint-Honoré ; sa mère, à Tremblay en 1831. Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 85 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 95 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien IIe arrondissement) (sous le nom de Lecronner, Pierre) ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 (sous le nom de Lecronnier, Cécile, Anne) ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/62 ; Archives nationales F/1dIII/82 Commission des réclamations de Juillet, extrait de quelques dossiers pris sur le travail général de la Commission des réclamations aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (sous le nom de Lecronier, Pierre), et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIe arrondissement, ascendants (sous le nom de Lecronier, Cécile) ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 83 (sous le nom de Lecronier, Pierre), liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841. Il y a in Archives de la préfecture de police AA 376 in dossier Cazier, Sébastien un Le Crosnier qui signe, le 17 août 1830, le certificat suivant en faveur de Cazier, Sébastien : « Je, soussigné, Lecrosnier, combattant de Juillet, déclare avoir vu M. Cazier, Sébastien, marchand tonnelier, rue du Cadran 37, au nombre des braves qui combattaient, le 29, en face du Théâtre-Français. » Il aurait signé avant de mourir ?

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