Lefebvre, Colomban, Aimé, François, Joseph

Biographie


Né le 23 décembre 1803 à Saint-Amand-les-Eaux (Nord). Contrôleur aux messageries Laffitte. Rougeot, major de la IVe légion de la garde nationale, lui délivra un certificat pour attester qu’il avait été « du nombre des combattants qui, le 29 juillet dernier, se sont empressés de maintenir l’ordre sans les appartements des Tuileries immédiatement après que ce lieu fut pris » et qu’il l’y avait « constamment vu parmi les sentinelles et les patrouilles [qu’il avait organisées], s’opposant de tout son pouvoir à ce qui aurait pu être contraire à la conservation des appartements et des propriétés soit nationales soit particulières qu’il conservait ». Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le 31 juillet 1830, les sieurs Lefebvre, Colomban et Briant, sous-aide à l’hôpital du Gros-Caillou, ont, les premiers, pénétré jusqu’à la mairie de Versailles après avoir escaladé la muraille avec leurs armes. Ces deux patriotes de Paris, sur les instances qui leur ont été faites de ne pas s’exposer à un danger imminent en traversant l’ex-garde royale, ont pris rang parmi les hommes qui composaient une patrouille de la garde nationale, commandée par le lieutenant Huret, et se sont introduits par ce stratagème jusqu’auprès des autorités, qu’ils ont informées de l’arrivée prochaine d’une colonne parisienne ». Signé, le 23 janvier 1831 : Huret, lieutenant des sapeurs-pompiers ; Orange, lieutenant de grenadiers ; Royer, H., sapeur-pompier. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, attestons que le 31 juillet dernier le sieur Lefebvre, Colomban a escaladé les murs de Paris pour se porter à Saint-Cloud, où nous l’avons vu parmi les douze ou quinze hommes qui, les premiers, ont pénétré dans le château sous le feu des grenadiers de l’ex-garde et qu’aussitôt que nous en fûmes maîtres il s’empressa comme nous d’y maintenir l’ordre. Le sieur Lefebvre s’est rendu, le même jour, à la mairie de Versailles, en traversant un des premiers les troupes royales, qui l’occupaient encore. » Signé, le 19 septembre 1830 : Richard, ex-maréchal des logis au 2e chasseurs à cheval de la garde impériale, ayant fait les campagnes de 1812, 1813, 1814 et 1815, licencié à l’armée de la Loire, demeurant 40, rue du Ponceau ; Bertin, chevalier de la Légion d’honneur, ayant fait les campagnes depuis Austerlitz et Waterloo, sans interruption, au 1er grenadiers à pied de la garde impériale. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, aide de camp du général Lafayette, déclare que du 31 juillet au 3 août dernier, jour de ma blessure, M. Lefebvre, Colomban a fait partie de la colonne que j’ai commandée entre Paris et Rambouillet, en présence de l’arrière-garde de l’armée de l’ex-roi. M. Lefebvre, dans ces quatre journées, a rendu des services particuliers. Par son zèle et son intelligence, il a évidemment contribué au recouvrement d’une grande quantité d’armes et d’équipements abandonnés dans les campagnes par les militaires et dont je lui avais ordonné la recherche. L’ayant en outre chargé de dépêches pour le maire de Chartres, il s’est acquitté avec dévouement de cette mission, qui était dangereuse pour lui, puisqu’il dut, deux fois, traverser l’armée royale campée dans Rambouillet. J’ai beaucoup à me louer de M. Lefebvre sous tous les rapports, il mérite la bienveillance du gouvernement, auquel je le recommande particulièrement. » Signé : Beauvais Poque. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Nous, maire de Chartres, certifions que le 2 août dernier, vers 2 heures après-midi, un individu s’est présenté à la mairie et a remis à M. le maire, notre prédécesseur, de la part de M. le colonel Beauvais Poque, aide de camp de M. le général Lafayette, un billet ainsi conçu : “J’invite M. le maire et les autorités de Chartres à donner des ordres pour arrêter les fourgons et les personnes de la famille qui a cessé de régner partout où ils se présenteraient. Le gouvernement provisoire veut que les personnes arrêtées soient traitées avec les égards dus au malheur.” » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement, mais sans doute sans que toutes ses pièces fussent parvenues à la Commission. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de cet arrondissement. Il sollicita, plusieurs fois mais infructueusement, la croix en remplacement de sa médaille. Sa médaille lui fut délivrée le 6 juillet 1831, et son brevet le 26 avril 1848. Il avait sollicité « la place de courrier d’ambassade pour Londres, occupée par le sieur Briche, sur le point d’être admis à la retraite ; à défaut, celle de garde-magasin des vivres à Saint-Omer (Pas-de-Calais) à la veille d’être vacante, ou une autre de même espèce ». En 1831, il était officier d’administration au service de l’habillement dans l’armée du Nord. Il demeurait 108, rue Saint-Honoré en 1830-1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 278 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/62.

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