Lefevre, André, Louis
Biographie
Né le 22 septembre 1801 à Paris. Journalier. Il était porteur du certificat suivant signé par Labillois, Charme, Jean-Baptiste (voir ce nom) : « Je, soussigné, commandant les volontaires de Vaugirard, les 28 et 29 juillet, certifie que le sieur André, Louis, Lefevre, a fait partie des braves qui ont combattu les 28 et 29 juillet, qu’il s’est montré avec intrépidité à la place de l’Odéon, à la prise de la caserne de Babylone, au Louvre et aux Tuileries et qu’il ne m’a pas quitté dans la journée du 29. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la sous-préfecture de Sceaux. Il signa, le 8 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Labillois, Charme, Jean-Baptiste : « Nous, soussignés, habitants les communes de Vanves, d’Issy et de Vaugirard, certifions avoir reconnu M. Labillois, qui s’est présenté pour marcher avec nous, qu’il a pris le commandement de notre colonne, qu’il a constamment fait preuve du plus grand courage, qu’il s’est toujours montré à notre tête avec une intrépidité remarquable dans les endroits les plus dangereux, qu’il a su animer et inspirer aux braves sous ses ordres une confiance dont il est digne et qu’ainsi qu’il nous l’avait juré il nous a prouvé qu’il saurait vaincre ou mourir avec nous. Pour sa bravoure, nous lui avons délivré le certificat présent. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la sous-préfecture de Sceaux, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il est sur une liste de décorés parmi lesquels le préfet de la Seine devait choisir quarante-huit décorés, pour composer la délégation de décorés qui devaient assister, le 27 juillet 1831, aux cérémonies commémoratives de la révolution, qui eurent lieu à la Bastille puis au Panthéon. Il demeurait à Issy en 1831 ; sa veuve, 1, rue de l’Ecole à Vaugirard en 1851. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris DM13 1, sous-préfecture de Sceaux, état des sommes payées aux citoyens décorés de la croix ou de la médaille de Juillet, en vertu de la décision du 23 juillet 1831 ; Archives de Paris VK3 37, Décorés de Juillet pour la députation, liste de quarante-huit citoyens qui ont été désignés par le sort pour les cérémonies du Panthéon et de la Bastille, idem dossier Médailles ; Archives de Paris VK3 47 (classé par erreur à Lelièvre, André, Louis), idem in dossier Labillois, Charme, Jean-Baptiste ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux ; Archives de la préfecture de police AA 369, Demandes de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, 14 décembre 1851, minutes 208-209. Il y a in Archives nationales F/1dIII/62 in dossier Legouay, Charles, Louis un Lefevre, qui signa, le 1er octobre 1830, le certificat suivant en faveur de Legouay ou Legoué, Charles, Louis : « Les soussignés, combattants des journées de juillet 1830, attestent que le sieur Charles, Louis Legoué (sic), habitant à Grenelle, rue Croix-Nivert, a pris la part la plus active dans les diverses actions qui ont eu lieu les 28 et 29 dudit mois ; qu’ils l’ont vu armé et donnant des preuves du plus grand courage, particulièrement à l’attaque du Louvre ; qu’un d’eux surtout, le sieur Crépin (voir Crépin, Romain, Antoine, François), domicilié à Issy, a dû à sa bravoure la vie, qu’il lui a sauvé au péril de la sienne. Ils attestent que la mort du dudit Legoué (sic) a été la suite d’une blessure provenant d’un pistolet dont il s’était servi concurremment avec un fusil pendant les journées ; que cette arme étant restée chargée après l’action, a éclaté dans ses mains quand il a voulu peu de jours après la décharger ; que, conduit après cette blessure à l’hospice Necker, il y est mort de ses suites. Il était l’unique soutien d’une mère, veuve et infirme, déjà âgée, et qui n’a pour vivre d’autre ressource que la pitié publique. »