Lefoulon, Pierre, Charles

Biographie


Né le 1er juillet 1782 (bien le 1er juillet 1782 dans son acte de naissance ; mais une fois le 14 juin 1782 et une fois bien le 1er juillet 1782 in Archives nationales F/1dIII/36 et aussi in Archives nationales F/1dIII/38 A ; le 14 juin 1782 in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé, peu fiable) à Biéville (Calvados), fils de Lefoulon, Louis et de Lemannisier, Marie, Anne, son épouse. Ancien militaire de la Grande Armée, blessé à Troyes en 1814 et resté infirme de la main gauche et souffrant à la jambe gauche d’avoir reçu un éclat d’obus, devenu couvreur. Il fut blessé d’un coup de baïonnette à la jambe et d’un autre à la lèvre, lors des combats de la prise de l’hôtel de ville (mais d’un coup de feu à la lèvre supérieure et à la jambe gauche in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé, peu fiable). Le certificat médical suivant attestait la blessure et les soins qu’il avait reçus : « Je, soussigné, médecin, rue de Jouy n° 12, certifie avoir donné mes soins au sieur Charles, Paul, Lefoulon (sic), demeurant rue de Bercy-Saint-Jean n° 6, blessé le 28 juillet dernier au bras gauche par un coup de baïonnette, ce que j’atteste. » Signé, le 20 septembre 1830 : Vinchon, médecin. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 21 mai 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, de deux blessures par arme blanche (coups de baïonnette) : l’une à la partie antérieure de la jambe gauche, l’autre à la partie moyenne de la lèvre supérieure, qui a été divisée ; blessures guéries mais un peu de difficultés dans les mouvements de la jambe. » Il fut classé dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés et reçut une indemnité définitive de trois cens francs versée sur une seule année. Il reçut, à titre de blessé de la 1re catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En septembre 1830, il s’inscrivit pour rejoindre le général Mina et attendait de recevoir son ordre de départ. Il sollicita un secours, précisant : « […] Il désirerait avant son départ ne pas laisser sa femme avec ses enfants dans la détresse où elle se trouve. La profession de l’exposant, couvreur, ne lui ayant pas permis de trouver même le nécessaire dans son travail journalier, qui d’ailleurs lui manquait souvent. » Sa demande de secours était apostillée ainsi : « Nous certifions que le sieur Foulon est parti sans occupation et qu’il laisse son épouse avec des dettes et dans une très grande gêne et aussi sans ouvrage et avec deux enfants en bas âge. » Signé le 20 septembre 1830 : Payen, demeurant 3, rue de Bercy ; Vanier, demeurant 3, rue de Bercy-Saint-Jean. En décembre 1830, il demanda un habit de garde national et à faire partie de ceux qui devaient accompagner la dépouille de Napoléon depuis l’île de Sainte-Hélène jusqu’à Paris. Il reçut, en 1835, un secours de cinquante francs. En 1835, il adressait la lettre suivante à la Commission des Réclamants de Juillet : « Je vous prie en grâce de vouloir s’il vous plaît [avoir] la complaisance de me remettre mes pièces de décoré de Juillet (sic ; sous quel nom ?) qui ont été déposées ici à Sainte-Pélagie. Vous m’obligeriez, j’en ai besoin en ce moment, ayant eu la jambe cassée depuis sept mois, je ne puis travailler étant obligé de marcher avec des béquilles. » Il avait épousé Milon le 24 avril 1828 à la mairie du (ancien) IXe arrondissement de Paris et avait avec elle trois enfants ; sa femme était infirme, précisait-il en 1831. Il demeurait 6, rue de Bercy-Saint-Jean en 1830-1831 (mais 2, Petite-Rue de Bercy in Archives nationales F/1dIII/38 A ; (bien 6, rue de Bercy in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé, peu fiable) ; 38, rue des Marmousets en 1835. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire catégorie de la IIe classe du VIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 77 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (91) citoyens dont les blessures ont entraîné une incapacité de travail pendant un an ; Archives nationales F/1dIII/62 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 14-15 état des blessés indemnitaires ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 2e classe 1re catégorie ; Archives de la préfecture de police AA 408 in dossier Plessis, Louis, Philippe.

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