Legrain, Jean-Baptiste
Biographie
Né vers 1794 à Paris. Marinier (mais couvreur in Archives de Paris VD3 1-2), fils de Legrain, Jean-Baptiste, Julien et de Martin, Marie, Anne. Il fut gravement blessé d’un coup de feu, place de Grève, le 28 juillet et mourut des suites de ses blessures le 4 août suivant à l’Hôtel-Dieu. Il fut enterré au cimetière du Père-Lachaise. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et aussi sans doute par celle du (ancien) XIIe arrondissement puisque sa mère y est pensionnée. Le 8 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, comparurent : Legrain, Jean, Joseph, chapelier, demeurant 153, rue Saint-Antoine, Téton, Alexandre (voir ce nom), scieur de long, demeurant 54, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève ; Manche, Jean, Charles, chapelier, demeurant 17, rue du Poirier. Ils attestèrent que Legrain, Jean-Baptiste était « décédé à l’Hôtel-Dieu le 4 août 1830 des suites des blessures reçues le 28 juillet précédent, place de Grève ». Il laissait une vieille mère, Martin, Marie, Anne, née le 29 juin 1763 à Hermeray (Seine-et-Oise) (elle-même fille de Martin, Nicolas, journalier, et de Lescène, Marie, Anne, son épouse), veuve (où dont le mari avait disparu depuis plusieurs années) de Legrain, Jean-Baptiste, qui fut pensionnée de trois cents francs et à qui fut accordé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes ; le père de Legrain, Jean-Baptiste était Legrain, Jean-Baptiste, Julien, né le 22 mars 1766 à Barenton (Manche), fils de Legrain, Jean-Baptiste, tisserand, et de Furgat, Marie. Il laissait une veuve, Jannot, Claudine, née le 2 vendémiaire an VIII (24 septembre 1799) à Paris, marchande à la toilette et de vieux meubles au Temple, sourde et sans ressources, qui reçut un secours de cent francs et un autre de cent trente francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel, un secours de deux cent vingt francs le 3 décembre 1830, un secours de cinquante francs le 5 janvier 1831, un secours de cinquante francs le 4 février 1831, un secours de cinquante francs le 4 mars 1831, un secours de cinquante francs le 2 avril 1831 auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement, qui fut pensionnée de cinq cents francs (sous le nom de Jeannot sur les listes du Bulletin des lois) et à qui (sous le nom de Jeannot, Claudine) fut accordée, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il laissait deux filles, qui furent pensionnées et à qui fut accordée, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes : Anne, Henriette, née le 7 juillet 1821 (par erreur le 9 juillet 1821 in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/38 B) à Paris, Clotilde, Louise, née le 30 avril 1830 (par erreur le 2 mai 1830 in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/38 B ; par erreur Claudine, Henriette in Archives de Paris VK3 36). Le conseil de famille des orphelins était composé de la mère et de Legrain, Jean, Joseph, chapelier, subrogé-tuteur, demeurant 153, rue Saint-Antoine (mais 163, rue Saint-Antoine in Archives nationales F/1dIII/82 et in Archives nationales F/15/2557-2559 état officiel des orphelins) en 1831. Vers 1832, la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet rapportait au sujet d’Anne, Henriette : « Va à l’école chez Mme Dusautoir, rue du Faubourg-Saint-Antoine, vis-à-vis la rue Saint-Nicolas. La mère paye six francs par mois. Elle commence à lire et à écrire. La mère est marchande lingère au marché Lenoir. Elle jouit d’une assez bonne réputation » En 1833, la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet rapportait au sujet d’Anne, Henriette, qu’elle demeurait chez sa mère, qui l’avait retirée de la pension, que cette mère se conduisait mal et que l’enfant avait de « fort mauvais exemples ». En 1834, Anne était pensionnaire chez Ribes et reçut trois cents francs pour ses frais de trousseau ; en 1835, on la destinait au commerce de la lingerie. Clotilde reçut, elle aussi, trois cents francs pour ses frais de trousseau en 1837 ; en 1835, elle était élève dans la pension de Mme Blacque. En 1844, la mère expliquait au ministre de l’Intérieur que sa fille « aînée resta constamment près de moi, et jusqu’à sa majorité je reçus quatre cents francs à valoir sur sa pension. Je reçus également deux cent cinquante francs pour le compte de la cadette, jusqu’à ce qu’elle eut atteint l’âge de sept ans. A cette époque les membres de la commission du VIIIe arrondissement décidèrent avec mon consentement que ma fille Clotilde entrerait dans le pensionnat des dames Blacque, rue de Picpus, 10. Ma fille y resta cinq ans, depuis 1837 jusqu’en 1842, époque à laquelle je dus l’en retirer, sa santé ne lui permettant pas de vivre en communauté. » Le nom de Legrain (J.-B. Legrain) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Le 24 juillet 1840, ses restes furent exhumés du terrain situé au cimetière du Père-Lachaise, où ils avaient été placés, puis renfermés avec ceux de quatre-vingt-sept autres victimes dans quatre sarcophages, afin d’être transférés dans le caveau prévu à cet effet sous la colonne de Juillet, construite place de la Bastille, pour honorer la mémoire de tous ceux qui moururent en combattant pour les libertés publiques. Legrain demeurait 9, rue Judas (confirmé par deux sources différentes par exemple dans le certificat de décès délivré par l’Hôtel-Dieu) ou 4, rue de Cotte ou 7, rue de Cotte ; sa veuve, même adresse en 1831 (4, rue de Cotte trois fois in Archives nationales F/1dIII/36 et deux fois in Archives nationales F/1dIII/38 B) ; 7-9, rue de Cotte en 1831 in Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671 ; 22, chaussée Ménilmontant en 1848 ; la mère, dans le quartier du faubourg Saint-Antoine, chez Chevet, en 1830, 153, rue Saint-Antoine en 1833-1834 (mais 4, rue de Cotte en 1831 in Archives nationales F/1dIII/37 et in Archives nationales F/1dIII/38 B ; 5-7, rue de Cotte in Archives de Paris VD3 1-2). Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 75 pour la veuve, p. 86 pour les enfants, p. 93 pour la mère ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIIe arrondissement p. 104-105, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités p. 111, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), cahier contenant les noms de personnes tuées, idem paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de veuves), idem paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste d’orphelins) ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Bonneau (Desroches), Louis ; Archives de Paris VD6 623 n° 8, (ancien) XIIe arrondissement, liste des personnes tuées dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, ou mortes par suite de blessures reçues dans lesdites journées ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur l’exécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de l’ordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de l’Etat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 36-37 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le numéro 376 et le seul nom de Legrain) ; Archives de Paris VK3 36, liste de veuves, d’orphelins, d’ascendants de citoyens tués en juillet 1830 (ancien) XIIe arrondissement (orphelins), idem une liste de morts de cet arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelines du (ancien) VIIIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves), état des orphelins de victimes de Juillet dont les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance et Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (35 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/40 (année 1833, VIIIe arrondissement, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés ; année 1838 VIIIe arrondissement ; année 1839 VIIIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/52 in dossier Delamotte ; Archives nationales F/1dIII/62 ; Archives nationales F/1dIII/70 in dossier Passenaud ; Archives nationales F/1dIII/74 in dossier Rousselet, Louis, Victor ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIIe arrondissement, veuves et orphelins et aussi liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, ascendants et aussi Commission des récompenses nationales, état des orphelins de victimes de Juillet, dont il paraît que les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/15/2555 feuille de bulletin individuel d’Anne, Henriette ; Archives nationales F/15/2557 dont lettre en date du 3 juin 1834 ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien VIIIe arrondissement) et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 83, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841 ; Archives de la préfecture de police AA 420. Le nom de la mère ne semble pas être sur les listes du Moniteur ni sur celles du Bulletin des lois, ni sur les listes de la sousription…