Leloup, Jean, Nicolas
Biographie
Né le 28 février 1807 à Loison (Meuse). Garçon marchand de vin. Il combattit les 28 et 29 juillet et participa à l’attaque du Louvre et des Tuileries. Légèrement blessé à la main par un coup de baïonnette, il reçut un secours de trente francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut, comme blessé, un total de cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Baduel, élève de l’Ecole polytechnique, lui délivra un certificat pour attester que, à l’attaque du Louvre et des Tuileries, il avait, ainsi que son frère aîné, été blessé et s’était « montré bon et vaillant citoyen ». Il sollicita un « un emploi dans un ministère en qualité d’employé », ses moyens intellectuels lui permettant, selon lui, « de remplir cette place ». Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de cet arrondissement. Il fut admis dans la catégorie des blessés de la 1re classe auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Sa médaille lui fut délivrée le 30 juin, et son brevet le 10 août 1831. Il fit retirer, le 6 septembre 1831, par l’intermédiaire de Leloup, Jean, Etienne, son frère aîné, deux pièces qu’il avait déposées à la Commission des récompenses nationales. Il signa, sous le nom de Leloup jeune, un certificat en faveur de Poulton, Joseph, André, pour attester que ce dernier avait été remarqué « le 29 juillet 1830 dans le Louvre, tenant un drapeau tricolore de la hauteur de deux pieds, [courant] de tous côtés, en encourageant les assaillants et [criant] Mes amis, le Louvre est à nous ! Mes camarades, en avant ! Les Suisses sont en pleine déroute, voyez-les, ils fuient vers le château des Tuileries ». Sa mère, demeurant 12, rue Bailleul, sollicita le 14 septembre 1830 une demande de secours auprès du maire du (ancien) IVe arrondissement : « La soussignée, veuve depuis deux ans et mère d’une nombreuse famille, a l’honneur de vous exposer qu’elle se trouve dans la plus affreuse misère. Ceux de ses enfants qui sont établis sont hors d’état de pouvoir venir à son secours, et ses souffrances sont encore augmentées par le dénuement complet de deux enfants en bas âge, restés à sa charge. Depuis six mois, monsieur le maire, la veuve Lelong (sic) et ses deux enfants couchent ensemble sur une mauvaise paillasse étendue sur le carreau, la dernière couchette qu’elle possédait lui ayant été retenue par le propriétaire de son ancien logement pour en acquitter le loyer. Privée le plus souvent des aliments le plus indispensables au soutien de sa frêle et triste existence, sans ressources, sans appui, sans espoir de pouvoir encore payer son loyer dont le terme est près d’échoir, la veuve Lelong (sic) ose, etc. […] ». Il s’agit bien de la même famille ? c’est en tout cas dans le même dossier, elle demeure 12, rue Bailleul et s’adresse au maire du (ancien) IVe arrondissement. Il demeurait 11, rue Saint-Germain-l’Auxerrois (par erreur 10, rue Saint-Germain-l’Auxerrois sur les listes du Constitutionnel) en 1830-1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IVe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 72 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 278 ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 in dossier Poulton, Joseph, André ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IVe arrondissement, blessés de 1re classe.