Lemarchand, Pierre, Antoine

Biographie


Né 30 pluviôse an II (18 février 1794) à Caudebec (Seine-Maritime) de Lemarchand, Jacques, Martin (cultivateur) et de d’Hamelin, Marie, Anne, son épouse (mais le 17 août 1803 à Sceaux [Hauts-de-Seine] in Archives nationales F/1dIII/39 et aussi cultivateur demeurant route de Fontenay). Jeune militaire de la Grande Armée, blessé deux fois, devenu cultivateur. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la sous-préfecture de Sceaux (sous le seul nom de Lemarchand sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel et sur celles de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Le 7 mai 1831, Payen lui adressait un courrier pour l’informer qu’il avait le regret de lui annoncer que la Commission centrale avait modifié la décision de sa proposition et qu’il n’était plus porté pour la croix mais pour la médaille. En 1830-1831, il était major de la IIIe légion de la garde nationale de banlieue ; le 26 décembre 1830, Desgranges, François, Eléonor (voir ce nom), colonel de la IIIe légion de la banlieue, faisait parvenir la recommandation suivante au roi, afin de faire obtenir la décoration de la Légion d’honneur à Lemarchand : « J’ai l’honneur de recommander à votre bonté M. Lemarchand, Pierre, Antoine, major de la IIIe légion de la banlieue, ancien militaire, ayant pris une part très active aux combats des trois jours mémorables. Cet officier, plein d’honneur et de patriotisme, a continuellement dirigé les manœuvres de la IIIe légion les 20, 21, 22 et 23 de ce mois [décembre 1830, à l’occasion des troubles qui entourèrent le procès des ex-ministres de Charles X, N.D.A.] ; jour et nuit à mes côtés, il a montré beaucoup d’énergie et de sang-froid. Je pense qu’en lui accordant la décoration de la Légion d’honneur, ce serait récompenser un bon militaire et en même temps la IIIe légion à laquelle il appartient. Déjà, lors de la revue du 31 octobre, je l’ai compris au tableau pour l’une des quatre décorations que vous aviez eu la bonté d’offrir à chacune des légions. » Le 1er février suivant, dans une autre lettre de recommandation, le colonel apportait des indications biographiques supplémentaires : « […] C’est un militaire de l’Ancienne Armée, qui n’a occupé aucun emploi depuis 1815 ; il est très dévoué, fort exact dans son service, et son zèle et son patriotisme méritent cette honorable récompense. Je crois devoir ajouter qu’au moment où ma légion fut appelée à Paris, M. Lemarchand souffrait depuis plusieurs jours d’un mal d’yeux très violent ; que malgré les conseils qui lui furent donnés par tous les chirurgiens du bataillon de se soigner sur-le-champ, il persista à faire son service ; qu’il est resté à Paris quatre jours, trois nuits sans prendre aucun repos, ce qui a tellement aggravé son mal que ce n’est que depuis quelques jours que l’on ose espérer sa guérison. » Cette lettre était ainsi apostillée par le sous-préfet de Sceaux, de Jussieu (voir Jussieu de, Christophe-Alexis-Adrien) : « […] Son zèle infatigable comme major, ses services dans les journées de décembre me sont parfaitement connus. La récompense que M. Desgranges sollicite pour lui est bien méritée et je suis convaincu que la légion tout entière y verrait un acte de justice. » Lobau (voir Lobau comte de, Georges), commandant de la garde nationale, apostilla aussi favorablement la demande. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Lemarchand, Pierre, Antoine), auprès de la sous-préfecture de Sceaux, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait rue de Fontenay à Sceaux en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris DM13 1, sous-préfecture de Sceaux, premier état supplémentaire des vingt-cinq francs (absents) (sous le nom de Lemarchand, Pierre, Antoine) ; Archives de Paris VK3 47 (sous le nom de Lemarchand, Pierre, Antoine) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux (sous le nom de Lemarchand, Pierre, Antoine) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux ; Archives nationales F/1dIV/D/12 récompenses honorifiques in dossier Desgranges, François ; Archives nationales F/1dIV/M/3 récompenses honorifiques. Il n’est pas dans la base Leonore de la Légion d’honneur.

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