Léon, Adolphe, Louis
Biographie
Né le 27 août 1810 à Paris (ancien) Xe arrondissement, orphelin en 1830. Ouvrier imprimeur-compositeur chez Martinet, 24, rue de la Chaussée-d’Antin. Il fut blessé d’un coup de feu qui lui coupa l’index gauche, le 29 juillet, rue de la Chaussée-d’Antin. Il fut amputé par le docteur Deguise, chirurgien en chef de la Maison royale de Charenton et soigné par le docteur Casseneuve, demeurant 25, rue de la Chaussée-d’Antin. Il reçut, le 5 août 1830, un secours provisoire de cent francs auprès de la mairie. Le 11 septembre 1830, sans ouvrage, ne devant « son existence qu’à des personnes charitables qui le soutiennent, en attendant les secours du gouvernement », ne pouvant « probablement pas se servir de sa main pour continuer son état d’imprimeur », il sollicitait « une pension annuelle et viagère de trois cents francs au moins ou tout autre qui puisse », précisait-il, « me permettre d’entrer aux Invalides dans un âge plus avancé ». Selon un certificat médical, « des accidents inflammatoires graves se sont développés vers la main, l’avant-bras et le bras », mais les médecins estimaient que le blessé se rétablirait malgré qu’un long temps fût nécessaire pour arriver à une guérison parfaite. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Le 12 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIe arrondissement, comparurent : Martinet, Charles, François, Jérôme, rentier, demeurant 24, rue de la Chaussée-d’Antin ; Thibault, Jean-Claude, membre de l’Université, demeurant 24, rue de la Chaussée-d’Antin ; Dorival, Louis, Marie, employé retraité, demeurant 2, rue Massillon. Ils attestèrent parfaitement connaître Léon, Adolphe, Louis et « savoir qu’il a été atteint d’un coup de feu à la main gauche le jeudi 29 juillet dans la matinée, rue de la Chaussée-d’Antin dans les combats qui ont eu lieu à cette mémorable époque, notamment qu’il a été amputé par M. de Guise, chirurgien en chef de l’hôpital de Charenton, par suite des blessures qu’il a reçues ». Le 16 avril 1831, devant le maire du (ancien) IIe arrondissement, comparurent : Martinet, Charles, François, Jérôme, rentier, demeurant 24, rue de la Chaussée-d’Antin ; Dorival, Louis, Marie, employé retraité, demeurant 2, rue Massillon. Ils attestèrent parfaitement connaître Léon, Adolphe, Louis et savoir qu’il était « sans fortune et dans une position malheureuse, ne pouvant plus exercer son état par suite de la blessure qu’il a reçue en juillet dernier ». Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 6 janvier 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à l’indicateur de la main gauche, suivie de l’extirpation du doigt dans son articulation avec l’os du métacarpe, cicatrisée mais avec quelque roideur et quelque difficulté dans les mouvements des autres doigts. » Il fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné de trois cents francs. Il lui fut accordé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il demeurait 24, rue de la Chaussée-d’Antin (ou 24, rue du Mont-Blanc, autre nom de la rue in Archives nationales F/1dIII/34) en 1830-1831. Rapport de M. Sensier, ancien notaire, commissaire du IIe arrondissement chargé de constater le nombre des victimes et les faits mémorables des glorieuses journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, Paris, imprimerie de Ambr. Firmin Didot, 24, rue Jacob, 1830, p. 26 ; Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 87 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 95 (par erreur sous le nom de Léon, Alexandre, Louis) ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/63 ; idem F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIe arrondissement, blessés de 3e classe (par erreur sous le nom de Léon, Alexandre, Louis).