Lepage
Biographie
Arquebusier rue de Richelieu en 1830. « Dans la journée du mardi 27 juillet, a cru devoir s’opposer à l’enlèvement des armes antiques et précieuses que contenaient ses magasins ; il voulait faire lui-même, avec ses ouvriers, une distribution régulière de tout ce qui pouvait servir à la défense personnelle des patriotes. Pendant les trois jours, M. Lepage n’a cessé de distribuer des armes et des munitions de toute espèce ; le 27, au matin, il s’était pourvu de cent vingt livres de poudre. Depuis mardi, une fonte continuelle de balles de tous calibres a eu lieu chez lui ; on en a distribué à toute heure. Il était assisté de son père, vieillard de quatre-vingt-cinq ans. Le patriotisme est héréditaire dans la famille Lepage. Lors de la première révolution, M. Lepage père, arquebusier, livra trois fois ses magasins aux défenseurs de la liberté ; aujourd’hui M. Lepage fils n’a conservé que son fusil national, et, dans ce moment, comme touts ses concitoyens, heureux du triomphe populaire, il est sous les armes à sa municipalité. » Le Constitutionnel, 7 août 1830 ; Evénements de Paris des 26, 27, 28 et 29 juillet 1830, par plusieurs témoins oculaires, Paris, imprimerie et fonderie de Fain, 1830, p. 124 à 126 ; Histoire de la révolution des quatre-vingt-seize heures, de ses causes et de ses effets, Auguste Imbert, 2e édition, Paris, Guyonnet éditeur, 1830, p. 206-207 ; Souvenir glorieux du Parisien, précis historique des journées des 26, 27, 28, 29, 30 et 31 juillet 1830, par P. G. Prosper L***, nouvelle édition revue et augmentée, Paris, chez l’auteur, place Saint-André-des-Arts, n° 26 et chez les principaux libraires, p. 80-81, 109 ; Histoire de la révolution de 1830 et des nouvelles barricades, par F. Rossignol et J. Pharaon, Paris, chez Vimont, Levavasseur et Urbain-Canel, 1830, p. 274 (sous les noms de Lepage père et de Lepage madame) ; Evénements de Paris des 26, 27, 28 et 29 juillet 1830, par plusieurs témoins oculaires, cinquième édition, Paris, Audot libraire, 1830, p. 160-161 ; Les Enfans de Paris ou les Petits Patriotes, scènes de courage, de présence d’esprit, de magnanimité, de grandeur d’âme et de désintéressement de la jeunesse parisienne pendant les journées des 27, 28, 29 juillet 1830, A. de Saintes, chez Nepveu libraire, et Eymery, Fruger et Cie, libraires, Paris, 1831, p. 63.