Leporcher, Claude, Philippe, Alexandre

Biographie


Né le 28 vendémiaire an XIV (mais le 28 ventôse an XIV in Archives nationales F/1dIII/36 ; mais bien le 28 vendémiaire an XIV in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension) (20 octobre 1805) à Paris. Tourneur en cuivre. Il participa, le 28 juillet, au désarmement du poste du Château-d’eau. Peu après, il passa chez un de ses camarades, qui habitait rue du Pont-aux-Choux, laissa chez lui son fusil et sortit, vers midi, faire une course. Il fut blessé, à ce moment-là, d’un coup de feu reçu dans le poignet gauche, parti d’une décharge de la garde royale. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Le 2 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIe arrondissement, comparurent : Loiseau, Simon, Joseph, fabricant de bronze demeurant 3, rue des Francs-Bourgeois ; Pillu, Julien, Antoine, fondeur en cuivre, demeurant 3, rue des Francs-Bourgeois ; Millerot, Lambert, Moïse, marchand grainetier, demeurant 20, rue du Pont-aux-Choux. Ils attestèrent connaître parfaitement Leporcher, Claude, Philippe, Alexandre et « savoir que le mercredi 28 juillet dernier, il venait de se battre au château d’eau et se trouvait vers midi dans la rue du Pont-aux-Choux, lorsqu’il reçut un coup de feu dans le poignet gauche, par suite d’une décharge de l’ex-garde royale ». Le 2 avril 1831, devant le maire du (ancien) VIIe arrondissement, comparurent : Loiseau, Simon, Joseph, fabricant de bronze demeurant 3, rue des Francs-Bourgeois ; Pillu, Julien, Antoine, fondeur en cuivre, demeurant 3, rue des Francs-Bourgeois ; Millerot, Lambert, Moïse, marchand grainetier, demeurant 20, rue du Pont-aux-Choux. Ils attestèrent connaître parfaitement Leporcher, Claude, Philippe, Alexandre et savoir qu’il ne possédait « aucune fortune personnelle, non plus que son père ; qu’il n’a pour moyen d’existence que son état de tourneur en cuivre, qu’il ne peut plus exercer à cause de la blessure qu’il a reçue le 28 juillet dernier en combattant pour la cause de la liberté ; et qu’enfin il est de notoriété publique que la position de fortune dudit Leporcher lui donne des droits incontestables à l’obtention de la pension accordée à titre de récompense nationale aux braves qui comme lui ont été victimes de leur noble dévouement ». Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 22 février 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à l’avant-bras et à la main gauche, du côté cubital du poignet vers le milieu de l’intervalle qui sépare le premier os du métacarpe du second, après avoir traversé les carpe et le métacarpe, blessure qui a été suivie d’accidents graves, d’ankylose du poignet et de plusieurs autres articulations, de roideur et de difficultés dans celles qui ne sont point ankylosées, blessures équivalentes à la perte d’un membre. » Il fut admis dans la 6e classe des blessés et pensionné de six cents francs. Il lui fut accordé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. En mai 1831, souffrant de ne pouvoir travailler et d’être sans ressources suffisantes, il signa, avec Frétigny, Gavot, Moreau, Truck, Joly, Raout, Hauchecorne, Burtaire, Leblond et Thénadey une pétition afin de faire activer les décisions de la Commission des récompenses nationales sur la fixation des pensions. La Commission des récompenses nationales ayant refusé de le porter pour la Croix de Juillet, il sollicita, le 5 août 1831, l’obtention de cette décoration : « Le nommé Leporcher, Louis, Philippe, Alexandre (sic), blessé de Juillet, a l’honneur de vous exposer qu’il a été un des premiers à combattre pour la liberté ; le 28, il a été au nombre des combattants qui ont désarmé le poste du château d’eau ; après cette expédition, voulant aller à la place de Grève, son camarade, demeurant dans la rue du Pont-aux-Choux, voulut aller voir chez lui si ses enfants y étaient. Y étant arrivés et ne les ayant point trouvés, l’exposant et son camarade laissent leurs fusils et descendent pour voir si ses enfants ne seraient pas sur les boulevards. A peine sortaient-ils de la maison que le suppliant a reçu un coup de feu au poignet de la main gauche, au coin de la rue du Pont-aux-Choux. Dans sa déclaration devant la Commission, voulant ne dire que la vérité, il a fallu qu’il déclare qu’il était sans arme et inoffensif quand il a reçu ce coup de feu ; mais la Commission, tout en lui accordant la pension de six cents francs, n’a point considéré que le suppliant avait combattu depuis le matin, avant d’être blessé et que ce n’était que par cas fortuit et pour quinze minutes environ qu’il s’était désarmé ; par avec cette réflexion toute naturelle elle n’eût point omis de le porter pour la décoration spéciale. C’est pour réparer cette omission que l’exposant vient avec confiance vous supplier, monsieur le ministre, de vouloir bien avoir la bonté de lui accorder la décoration de la Croix de Juillet, qu’il croit avoir méritée par son dévouement. » Soigné à la maison de convalescence de Saint-Cloud, il délivra le certificat suivant en faveur de Sevin, Jean-Baptiste : « Les blessés de Juillet, ne pouvant refuser leur témoignage pour un homme qui s’est montré, comme eux, digne de porter le nom français certifient que le nommé Jean-Baptiste Sevin, pendant les trois journées, n’a fait que des actions d’honneur. C’est un vrai citoyen, un ami de la liberté. Il les a ensuite servis à Saint-Cloud, avec tout le zèle qui l’anime pour les libérateurs de la France. » Il signa un certificat en faveur de Trouvé, Jean-Baptiste, Simon, Théodore pour attester que ce dernier avait lui-même été atteint d’un balle au genou peu après que son fils eut été tué le 29 juillet à l’attaque du Louvre. Il était le soutien de son père en 1830. Il demeurait 14, rue Simon-le-Franc en 1830-1831 ; 3, rue de Cressol chez M. Rimbert en 1831. Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 88 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, p. 65, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIe arrondissement p. 104, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Sevin, Jean-Baptiste ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/55 in dossier Frétigny, Cyr, Auguste ; Archives nationales F/1dIII/63 ; Archives nationales F/1dIII/77 in dossier Trouvé, Jean-Baptiste, Simon, Théodore ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 10-11 état des pensionnaires, aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, Barèges, Mont-d’Or et Néris et blessés de 6e classe.

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