Lepreux, Jean

Biographie


Né le 21 novembre 1809 à La Chapelle (qui deviendra un futur arrondissement parisien). Bijoutier. Il se donna le 27 juillet, une entorse au pied droit alors qu’il travaillait aux barricades, et, le lendemain, rue Saint-Martin, fut blessé d’un coup de feu reçu à la cuisse ou à la fesse gauche (mais d’une balle qui lui traversa la fesse in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé). Il fut soigné à l’hôpital Saint-Louis. Le certificat médical suivant constatait les blessures qu’il avait reçues : « Je, soussigné, chirurgien en chef adjoint de l’hôpital Saint-Louis, certifie que le nommé Lepreux, Jean, âgé de vingt et un ans, est entré le 28 juillet 1830 audit hôpital pour y être traité des suites d’une blessure par arme à feu à la fesse gauche, de sa partie antérieure et externe vers l’anus ; que le malade est aujourd’hui guéri mais qu’il lui reste encore des douleurs le long de la partie postérieure de la cuisse gauche, par suite d’une lésion probable de quelque branche du nerf grand sciatique. J’atteste en outre que le 27 juillet le susdit Lepreux s’est donné une entorse au pied droit, en travaillant aux barricades et qu’il reste encore un gonflement pour lequel il vient prendre des douches à l’hôpital Saint-Louis. » Signé, le 6 février 1831 : Verdier. Il reçut deux secours de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 22 février 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu de la partie supérieure, externe et postérieure de la cuisse gauche vers la pointe de la fesse, à travers les muscles seulement. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné de quatre cents francs Il lui fut accordé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il demeurait 29, rue du Grenier-Saint-Lazare (mais deux fois 20, rue du Grenier-Saint-Lazare in Archives nationales F/1dIII/36) en 1830 ; 9, rue Beaubourg en 1831. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 88 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 104 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis à la pension (cahier de trente-deux blessés) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement (où il apparaît pourtant comme rangé dans la première classe de la deuxième catégorie des blessés…) ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/63 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 10-11 état des pensionnaires et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 3e classe.

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