Leroux, François, Benjamin

Biographie


Né le 17 mars 1788 à Longueuil (Seine-Maritime). Epicier. Le maire de Courbevoie envoya, le 15 septembre 1830 à la sous-préfecture de Saint-Denis, les renseignements suivants à son sujet : « Il est particulièrement juste de signaler à la reconnaissance publique M. Leroux, marchand épicier, actuellement lieutenant de la garde nationale de Courbevoie, qui a montré dans la journée du 29 une énergie digne des plus grands éloges. C’est lui qui a répondu à l’aide de camp du général Gerard, venu pour encourager la défense dans les barricades du pont de Neuilly sur Courbevoie, où le drapeau tricolore avait été déployé à la vue de l’infanterie de la garde royale qui faisait sa retraite par l’avenue de Neuilly et d’un régiment de cuirassiers porté à l’entrée de l’avenue de la caserne de la caserne sur la route de Nanterre. M. Leroux, signala son zèle par une action hardie : celle de se rendre au camp des troupes royales sur Puteaux pour annoncer aux officiers qui les commandaient que si elles ne faisaient pas de suite leur soumission elles seraient immédiatement attaquées par les citoyens de la campagne réunis sous les armes au pont de Neuilly. Les troupes royales évacuèrent effectivement leur camp, dans la nuit même du 29 au 30. La convocation faite par la mairie, le 30 juillet, des citoyens de Courbevoie pour se former en garde nationale fut une nouvelle occasion pour M. Leroux de montrer son dévouement à la cause de la patrie. Un grade provisoire lui fut confié par la mairie ; il en profita pour redoubler l’élan de ses concitoyens, il les réunit en armes sur le pont de Courbevoie le 30 juillet et y planta solennellement le drapeau tricolore, qui fut salué par des décharges de mousqueterie presque à la vue du régiment des cuirassiers qui continuait de rôder sur le chemin avoisinant la caserne. Le 29 juillet et les journées suivantes virent M. Leroux occupé sans relâche au bien de la chose publique ; il contribua puissamment par son activité au maintien de l’ordre. L’ardeur de son zèle pour notre régénération politique le porta aussi à se rendre à Rambouillet pour se joindre aux braves Parisiens ; il en fit le voyage avec M. Alibert (voir Alibert, Pierre), autre citoyen de Courbevoie. M. Leroux, par son activité, pouvant être utile à l’administration, je vous prie de faire connaître ses services à l’autorité supérieure et de le recommander à son attention, si, pour une mission extraordinaire, elle avait besoin d’un homme résolu, capable et intègre. » Dans une apostille à cette lettre, le lieutenant-colonel, le recommandait, le connaissant depuis longtemps pour « son patriotisme, son courage et sa fermeté ». Toujours au bas de cette lettre, cette apostille : « Le commandant de la garde nationale de Courbevoie certifie en outre que M. Leroux, étant de garde avec huit hommes au bas de Courbevoie le 30 juillet à minuit, a arrêté un détachement de trente hommes du 5e régiment de ligne, qui venait de Paris pour prendre possession de la caserne. L’officier qui était en tête n’ayant pas donné le mot d’ordre convenable, le sieur Leroux l’a forcé de faire déposer les armes à sa troupe. Un rapport à été envoyé à l’état-major, qui fit partir de suite un officier, avec un ordre du commandant Roquet pour délivrer ce détachement. » Signé le 21 septembre 1830 : Masson. Suivait aussi cette apostille : « Voulant rendre hommage au patriotisme, au dévouement et au courage de M. Leroux, dénommé ci-derrière, le lieutenant-colonel commandant les officiers du 1er régiment de la Charte, en détachement à Rueil, certifie tous les faits mentionnés ci-contre et réclame la bienveillance du gouvernement en faveur de M. Leroux. » Signé, à Rueil le 24 septembre 1830 : Tournier (voir ce nom). Sans doute, à la suite de la signature de Tournier, les signatures suivantes furent-elles rajoutées en 1831 puisque plusieurs font état de leurs décorations : Leconte, sous-lieutenant, décoré de Juillet (à retrouver) ; Croizat, fils, décoré de Juillet (voir Croizat, Aristide) ; Thiébault (voir Thiébault, Constant, Félix), décoré de Juillet ; Alibert (voir Alibert, Pierre), décoré de Juillet ; Savouret illisible, adjudant-major ; Lagosse, caporal dans la garde nationale ; Lièvre, propriétaire ; Dumoutier (voir Dumoutier, Constant, Louis), adjudant-major, décoré de Juillet. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Leroux reçut la médaille de Juillet auprès de l’arrondissement de Saint-Denis. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet en remplacement de sa simple médaille. Il joignait à sa demande les mêmes certificats que ceux déjà présentés (agrémentés de signatures de combattants depuis décorés de Juillet). Il précisait aussi avoir fixé au drapeau tricolore un tronc pour organiser une collecte en faveur des blessés ; et que ce tronc ajouté à une autre collecte organisée dans la commune produisit plus de mille deux cents francs, qui furent par la suite remis au journal du Constitutionnel par les autorités de la commune. Il joignait enfin cet autre certificat : « J’atteste par le présent que le sieur Leroux était à Paris le mardi 27, qu’il n’a quitté la capitale qu’à 9 heures du soir ; le mercredi 28, il était avec moi aussi à Paris et s’y comporta courageusement et que le jeudi 29 était aux barricades sur le pont et à la défense de la caserne, que ce même jour il donna chez lui une quantité de balles et poudre pour notre défense au besoin. » Signé, à Courbevoie, le 5 février 1831 : Alibert (voir Alibert, Pierre), décoré de Juillet. Leroux recommanda, en tant que son lieutenant dans la garde nationale, Behuré, Etienne, grenadier au 3e bataillon de la IIe légion de la garde nationale de la banlieue, le 6 août 1831 auprès de la même Commission des Réclamants. Sa médaille lui fut délivrée le 9 juillet 1831. Il demeurait sur le port à Courbevoie en 1830-1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VK3 47 ; Archives de Paris VK3 39, département de la Seine, arrondissement de Saint-Denis, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, idem Récompenses nationales, remise des brevets de la médaille de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Saint-Denis (on trouve aussi ces mêmes listes deux fois in Archives de Paris VK3 39) ; Archives de la préfecture de police AA 372 in dossier Behuré, Louis, Etienne ; Archives de la préfecture de police AA 398 (aussi sous le nom de Le Roux, François, Benjamin).

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.