Leroy
Biographie
Le 5 janvier 1831, le chef d’état-major de la garde nationale, Jacqueminot, faisait savoir au président de la Commission des récompenses nationales, que Leroy, dans une lettre qu’il avait écrit au général en chef de la garde nationale, avait joint les noms des gardes nationaux qui « lors des événements de juillet dernier, l’ont aidé, par leur courage, à prendre possession du château de Saint-Cloud, à y établir l’ordre et à garantir de toute atteinte le mobilier précieux qui s’y trouvait ». En 1832, il sollicita la croix en remplacement de la médaille qu’il avait obtenue. Il rappela ainsi, dans sa lettre au ministre, la participation qu’il avait prise, avec Lambert (voir ce nom), capitaine commandant la 1re compagnie de chasseurs, et Naveteux (voir Naveteux, Alexandre, Victor), capitaine commandant la compagnie de sapeurs-pompiers, aux événements de Juillet : « Les soussignés, gardes nationaux de la commune de Boulogne (Seine), ont l’honneur de vous exposer que lorsque les événements des 27, 28 et 29 juillet 1830 assuraient déjà un avenir dégagé d’une servitude honteuse, le 30 du même mois ils se transportèrent au château de Saint-Cloud ; que, les premiers, ils arborèrent le drapeau tricolore et qu’au péril de leur vie ils contribuèrent à conserver intacts les précieux objets que renfermait ce château, alors envahi par une multitude de citoyens qui comprenaient mal leur devoir et qu’enfin, pour pris de leur dévouement plusieurs d’entre eux furent décorés de la médaille. Aujourd’hui, monsieur le ministre, en comparant leurs actions avec celles de leurs camardes de la capitale (actions qui tendait un but dont les résultats sont heureusement prouvés), ils osent croire que comme eux ils ont droit à la décoration de Juillet. » Le commandant de la garde nationale de Boulogne (...uare... illisible) apostillait la demande, certifiant « véritables les faits énoncés dans la présente pétition et saisit avec empressement l’occasion de rendre justice aux capitaines Leroy, Lambert et Naveteux, en déclarant qu’on les a toujours vus les premiers dans nos rangs, donner des preuves de zèle, de dévouement et de patriotisme. Le commandant verra avec plaisir M. le ministre de l’Intérieur accueillir favorablement la requête de ses camarades et joint à cet effet ses sollicitations aux leurs ». Il était capitaine des grenadiers du 5e bataillon de la IIe légion de la garde nationale de banlieue. Il demeurait à Boulogne en 1830-1831. Archives de Paris VK3 47 ; Archives nationales F/1dIII/63. Voir Leroy, Pierre, Joseph ? Leroy, Jacques est aussi de Boulogne mais le profil correspond moins…