Leroy, Alphonse

Biographie


Né le 1er avril 1795 à Paris. Artiste peintre. Sa conduite fut reprise ainsi dans la chronique de l’époque : « Dans la partie du Louvre dite le Musée, les portes étaient à peine forcées, que plusieurs artistes, M. Leroy, peintre, et M. Lemaire, statuaire (ce dernier armé aux dépens d’un soldat de la garde), se mirent avec M. Cailleux, à la tête des gardiens du Musée, et aux cris de vivent la Charte et la Liberté, ils engagèrent le peuple armé à évacuer la galerie. Une seule balle a frappé le tableau de l’entrée d’Henri IV à Paris, dans la chaleur de la première attaque ; mais le tableau du sacre de Charles X a été mis en lambeaux. Son buste a été renversé, et les tableaux qui le représentent n’ont pas été plus ménagés. On avait déplacé un buste de Louis XVIII, il a suffi de rappeler qu’il était l’auteur de la Charte, pour laquelle on avait pris les armes, pour le faire replacer sur son piédestal. Seulement le buste colossal, placé au-dessus de la porte principale, avait été voilé, comme pour lui dérober la vue des massacres. » On lira avec intérêt la lettre que Lafaist, Prosper (voir ce nom) écrivit en septembre 1830 pour contredire cette relation faite par les journaux. Garde nationale à la XIe légion de la garde nationale, Leroy sollicita la décoration de Juillet : « Sous-officier à dix-huit ans, au 135e régiment de ligne en 1813 et 1814, garde national en 1815, sergent de grenadiers dans ladite garde depuis 1821 jusqu’à son licenciement. Dans les journées de Juillet, je ne fus pas le dernier à reprendre un uniforme que je n’avais quitté qu’avec chagrin ; j’était au Louvre au moment de la prise de ce monument. Un des premiers, je me présentai pour veiller à la conservation du Musée, où je restai de garde comme chef de poste jusqu’au lendemain 30 (voir le Journal du commerce du jour). Je puis produire plusieurs certificats attestant la vérité de ce que j’avance […]. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il reçut sa médaille le 8 juillet 1831, et son brevet le 13 décembre 1838. Il demeurait 57, rue Saint-André-des-Arts en 1830-1831. Le Constitutionnel, 27-30 juillet 1830 ; Trois jours !!! Histoire politique, militaire et anecdotique de la révolution des 27, 28 et 29 juillet 1830, par E.M.S. caporal dans la garde nationale, témoin oculaire, Paris, Levavasseur, 1830, p. 17-18 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VK3 24, département de la Seine, (ancien) Ier arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet ; Archives de Paris VK3 25 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, (ancien) Ier arrondissement ; Archives de Paris VK3 47 (classé par erreur dans le dossier Leroy, Adolphe) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ier arrondissement.

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