Leroy, Jean-Louis
Biographie
Né vers 1799 à Sainte-Marie-Laumont (Calvados). Couvreur. Il s’illustra rue Saint-Antoine et au pont d’Arcole. Il reçut deux blessures, une au cou et l’autre à la jambe. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet et des secours. Il est indiqué sur les fiches de cette Commission comme n’ayant fait aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « J’atteste, Guillaume Centarri, étudiant en médecine depuis plusieurs années, que j’ai pansé parmi différents blessé, le nommé Jean-Louis Leroy et que j’ai été le voir plusieurs fois chez lui pour lui prodiguer les soins qu’exigeaient ses blessures. » Signé, le 12 avril 1831 : Centarri, Guillaume. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, habitant et domiciliés demeurant à Paris, rue du Temple n° 31, certifions que le sieur Jean-Louis Leroy, époux et père de famille, ouvrier couvreur, demeurant dans ladite maison, a été blessé au col et à une jambe, dans la journée du 28 juillet dernier dans le quartier Saint-Antoine pour la première blessure, et pour les deux autres à la jambe et à la cuisse au pont de la place de Grève, où il s’est battu avec un fusil de munition qu’il avait acheté avant les trois journées et qu’il a vendu depuis pour satisfaire à ses besoins. » Signé, le 12 avril 1831 : Poucher, Jean ; Morin, Pierre ; Lanté ; Perrin, P., B. ; Mignon, A. ; Cochonoto, François. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, commissaires délégués par l’autorité municipale du (ancien) VIe arrondissement de Paris, pour le recensement de la garde nationale, déclarons que le sieur Jean-Louis Leroy, ouvrier couvreur, domicilié rue du Temple n° 31, époux et père de trois enfants en bas âge (dont un infirme), que nous avons porté sur nos feuilles de recensement, se trouve dans une misère telle que nous croyons remplir un devoir sacré que d’appeler sur lui l’attention de l’administration municipale et celle de tous les hommes charitables auxquels nous affirmons que cet être trop malheureux est du nombre des braves qui se sont distingués dans les glorieuses et immortelles journées de Juillet ; qu’il a été blessé deux fois à une jambe et de plus au col, qu’il n’a fait aucune réclamation à cet égard parce qu’il se trouvait réfractaire à la loi du recrutement. Maintenant qu’il est amnistié par l’ordonnance du roi des Français, nous pensons qu’il est en droit de solliciter telle récompense qu’il sera jugé à propos de lui accorder. » Signé, le 11 avril 1831 : Billaudel, fourrier de la 2e compagnie du 1er bataillon de la VIe légion ; Chabanaux, chasseur de la 2e compagnie du 1er bataillon de la VIe légion ; Benard ; Thonnelier, capitaine (voir Thonnelier, François ?) ; Roussilhe, capitaine de la 2e compagnie du 1er bataillon de la VIe légion. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme sans fortune. Il demeurait 31, rue du Temple en 1831. Il était père de quatre enfants en 1831. Archives de la préfecture de police AA 398. Quel rapport avec l’autre Leroy, Jean-Louis ? né à la même époque au même endroit et qui a la Croix de Juillet ?...