Levalton, Luc, Marie
Biographie
Né le 14 janvier 1806 à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), fils de Levalton, Luc, Gilles, officier de marine, et de Legrand, Marie-Louise, Thérèse, son épouse. Ouvrier sur les ports, employé au charbon ou journalier. Il fut blessé de deux coups de feu qui traversèrent les parties molles de la cuisse droite, le 28 juillet alors qu’il combattait dans la rue de Valois au coin du Magasin de Jeanne-d’Arc. Il fut soigné à partir du 29 juillet à l’hôpital de la Charité, puis, à partir du 7 septembre suivant, à l’hôpital Saint-Louis. Journalier. Il reçut (sous le nom de Levelton, L., M.) un secours de cent vingt francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit (sous le nom de Le Valton, Luc, Marie) par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Le maire du (ancien) Xe arrondissement le recommandait, en décembre 1830, comme « brave blessé, ami de l’ordre, ancien militaire, et digne de la haute estime dont il jouit dans son quartier et auprès de tous les honnêtes citoyens ». Le 30 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) Xe arrondissement, comparurent : Dagnelie, Thomas, Joseph (voir ce nom), fileur de coton, demeurant 24, boulevard extérieur à la Chapelle-Saint-Denis ; Adoffe, Louis, couvreur, demeurant 26, rue des Brodeurs ; Guilloir, Jean, maçon, demeurant 28, rue des Brodeurs. Ils attestèrent que les blessures qu’avait reçues Levalton, Luc, Marie provenaient « de deux coups de feu dont il a été atteint, rue de Valois (Chartres) au coin du magasin la Jeanne-d’Arc, le 29 juillet 1830, en combattant ». Le 30 avril 1831, devant le maire du (ancien) Xe arrondissement, comparurent : Adolphe (sic), couvreur, demeurant 26, rue des Brodeurs ; Guilloire, Jean (sic), maçon, demeurant 28, rue des Brodeurs. Sur leur attestation, le maire certifia que Levalton, Luc, Marie était « dans une position très nécessiteuse depuis les blessures qu’il a reçues le 29 juillet et qui le mettent dans l’impossibilité de reprendre ses travaux ». Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement (sous le nom de Levalton, Louis, Marie sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 19 mars 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu et par deux coups de balle, en gouttière profonde, à la partie inférieure et externe de la cuisse droite, en contournant le fémur ; guérie mais avec adhérence des cicatrices, gêne et difficultés permanentes dans les mouvements. » Il fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné de trois cents francs (sous le nom de Levalton sur les listes du Bulletin des lois). Il lui fut accordé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il cosigna le certificat suivant en faveur de la dame Vieillescazes : « Nous, soussignés, blessés dans les combats du 29 juillet, ayant reçu les premiers soins à la pharmacie du château des Tuileries, certifions que madame Vieillescazes nous a prodigué les soins avec un entier dévouement et que nous l’avons vu affronter le feu le plus meurtrier pour porter ses secours aux blessés et que de plus elle s’est empressée de donner de nos nouvelles à nos familles. Nous formons le vœu sincère que l’autorité puisse reconnaître cette conduite vraiment patriotique. » Soigné à la maison de convalescence de Saint-Cloud, il délivra le certificat suivant en faveur de Sevin, Jean-Baptiste : « Les blessés de Juillet, ne pouvant refuser leur témoignage pour un homme qui s’est montré, comme eux, digne de porter le nom français certifient que le nommé Jean-Baptiste Sevin, pendant les trois journées, n’a fait que des actions d’honneur. C’est un vrai citoyen, un ami de la liberté. Il les a ensuite servis à Saint-Cloud, avec tout le zèle qui l’anime pour les libérateurs de la France. » Sa médaille lui fut délivrée le 27 juin 1831 et son brevet le 17 août de la même année. En juillet 1833, il reçut, à titre de décoré de Juillet, une gratification de vingt-cinq francs à l’occasion des fêtes nationales pour l’anniversaire de la révolution de Juillet (il était alors employé, sur les listes de la mairie). En juillet 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de cinq francs et trente centimes, à titre de décoré non pensionné. En 1869, la femme Levalton sollicitait un secours : son mari avait été frappé de paralysie depuis le mois d’août 1855 ; son travail et le sien avaient jusque-là suffi à leurs besoins et depuis trente-six ans, précisait-elle, et c’était la première fois qu’ils recouraient à l’administration pour obtenir une aide : « Obligée de lui consacrer tous mes instants, notre enfant trop jeune encore pour remplir cette rude tâche, je ne peux me livrer à aucun travail, ce qui rend notre gêne si grande et me force à la démarche que je fais aujourd’hui », précisait-elle encore. Il demeurait 5, rue des Mauvais-Garçons en 1830 ; 11, rue des Mauvais-Garçons en 1831 (mais 5, rue des Mauvais-Garçons en 1830 in Archives de Paris VD6 281 n° 1 in dossier Vieillescazes dame ; à La Chapelle en janvier 1831 sur son certificat d’hôpital ; 11, rue des Mauvais-Garçons en décembre 1830 sur un certificat de la mairie et in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; à La Chapelle en septembre 1830 sur les listes du Constitutionnel) ; 16, bd Saint-Ange à La Chapelle en 1831 ; 1, rue des Quinze-Vingts en 1833 ; 118, rue du Cherche-Midi en 1837 ; 26, cité Saint-Victor (XIVe arrondissement) en 1869. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel (sous le nom de Levelton, L., M.) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; au général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 89 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Xe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 109 (sous le nom de Levatton, Luc, Marie) ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Sevin, Jean-Baptiste ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 in dossier Vieillescazes dame ; Archives de Paris VD6 524 n° 3, 1833, (ancien) Xe arrondissement municipal, état d’émargement de la somme de vingt-cinq francs accordée à des décorés du (ancien) Xe arrondissement de Paris à l’occasion des fêtes nationales de juillet 1833, année 1837 ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des médaillés du [ancien] Xe arrondissement, sous le nom de Levalton, Louis, Marie) ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, mairie du (ancien) Xe arrondissement, Etat nominatif des blessés (3e classe) dont les bulletins individuels ont été remis le 3 octobre 1831 au bureau de la souscription nationale à la préfecture de la Seine, idem Etat des sommes payées aux blessés, veuves, ascendants et orphelins de juillet 1830, du 1er juin au 30 août 1831 ; Archives de Paris VK3 47 in dossier Lenaux ou Lenoux, Pierre (où son nom est sur une liste de blessés du (ancien) Xe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août (sous le nom de Levalton, Luc, Marie) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/63 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) Xe arrondissement, blessés de 3e classe (sous le nom de Levatton, Luc, Marie) ; Archives nationales F/15/3782 secours à divers titres.