Levasseur, Pascal

Biographie


Né le 15 avril 1796 (mais le 15 août 1796 sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39) à Bellecourt, arrondissement de Mantes (Seine-et-Oise). Maréchal ferrant au 4e hussards dans les armées de l’Empire, ayant participé aux batailles de Lutzen, Bautzen, Dresde et Leipzig en Allemagne, à la campagne de France, à la guerre d’Espagne en 1823, il fut soldat jusqu’en 1828, totalisant douze années de présence sous les drapeaux. Maréchal ferrant en juillet 1830. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la sous-préfecture de Saint-Denis. Sa médaille lui fut délivrée le 28 juin 1831. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la sous-préfecture de Saint-Denis, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1836, il était père de cinq enfants, maréchal ferrant depuis plusieurs années à la poste aux chevaux et, selon les renseignements de police « dans une position gênée. Sa conduite est régulière » ; il reçut un secours de cinquante francs. En 1837, on faisait, selon la police, « l’éloge de sa conduite et de sa moralité ». Il reçut un secours de quarante francs en 1838, de la même somme en 1839, de vingt-cinq francs en 1840, en 1841 et en 1842. En 1843 dans « la détresse la plus profonde », il tenait un débit de vins et, père de deux enfants, sa femme venait d’accoucher de deux autres. Il reçut un secours de quarante francs en 1844, de vingt-cinq francs en 1845. En 1847, les mêmes sources de police le dirent « forcé par de mauvaises affaires de vendre son établissement de marchand de vin qu’il exploitait rue Beaubourg n° 34 ». Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1847, de quarante francs en 1848 et de la même somme en 1849. En 1850 il était serrurier, sa femme marchande de pommes de terre frites ; la police affirmait sur son compte que sa position était « très précaire » qu’il était « fort bien représenté dans la ville de Batignolles » et « digne de tout l’intérêt de l’administration » ; il reçut, cette année-là, un secours de cinquante francs, de soixante francs en 1851, en 1852 et en 1853, de cinquante francs en 1854, de quarante francs en 1855 et en 1856. Il reçut un secors de quarante francs entre 1849 et 1853, à titre de médaillé de Juillet. En 1857, maître serrurier, il tenait en outre un établissement de débit de vins. Caporal de la garde nationale, il se fit « constamment remarquer par son zèle et son dévouement pour le maintien de l’ordre et la tranquillité publique ». La préfecture de police renseignait sur son compte : « Sa conduite morale et politique n’a jamais donné lieu à aucune remarque défavorable ; mais il est dans une position pécuniaire fort aisée. » En 1860, dans une de ses demandes de secours : il écrivait : « Fier de mes anciennes convictions quand j’étais jeune soldat, je me suis toujours attaché à la dynastie impériale et Sa Majesté l’Empereur pourra toujours compter sur moi en cas de besoin pour défendre et ses droits et ceux de la patrie. » En 1860, il reçut un secours de quarante francs. En 1861, la préfecture de police rapportait sur son compte : « […] Demeure depuis vingt-sept ans rue des Acacias, n° 46, où il occupe, au rez-de-chaussée, un logement du prix annuel de 450 francs. Il tient, à cet endroit, un débit de vins, dont le produit est peu lucratif, et ne possède pas d’autres ressources. Le pétitionnaire est marié, père de deux enfants, qui sont établis, mais non pas à même de lui venir en aide. Sa femme est malade depuis quatorze mois et ne peut se livrer à aucune occupation productive. Aussi la position de ce ménage est-elle fort précaire. On n’a recueilli que des renseignements favorables sur la conduite morale et politique du sieur Levasseur, qui n’a pas d’antécédents judiciaires et que l’on dit dévoué au gouvernement impérial. » Il reçut un secours de quarante francs en 1861, et un autre de trente francs en 1862. Il demeurait à Boulogne en 1831 ; 2, rue des Récollets en 1836 ; 34, rue des Acacias à Montmartre en 1837-1843 ; 6, passage Saint-Pierre aux Batignolles-Monceau de 1847 à 1853 ; 46, rue des Acacias de 1856 à 1862. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VK3 39, département de la Seine, arrondissement de Saint-Denis, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, idem Récompenses nationales, remise des brevets de la médaille de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Saint-Denis (on trouve aussi ces mêmes listes deux fois in Archives de Paris VK3 39) ; Archives nationales F/1dIII/63 ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, idem Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852. Il y a dans Archives de la préfecture de police AA 377 in dossier Charton, Pierre, Emery un Levasseur, Pascal, décoré de Juillet, demeurant 14, rue Saint-Placide, qui signe, le 21 septembre 1831, le certificat suivant en faveur de Charton, Pierre, Emery, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Pierre, Emery Charton, natif de Demain, canton de Moreuil, arrondissement de Montdidier, département de la Somme, a pris une part active dans les glorieuses journées des 28 et 29 juillet 1830 et qu’il a mérité, par sa conduite patriotique, l’admiration des bons citoyens qui ont été témoins de son courage. »

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