Levée, Ferdinand, Adolphe, Louis, François

Biographie


Né le 5 germinal an XI (26 mars 1803) à Bruges (Belgique). Il fut atteint d’une balle morte au pied droit. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut, après la révolution, un total de cent francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement et un autre total de cent soixante-quinze francs à moins qu’ils ne soient deux, un Ferdinand et un Adolphe, tous deux nommés à la caserne des Minimes !!. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il fut admis dans la catégorie des blessés de la 1re classe auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il reçut, en tant que décoré et blessé, un habillement soit bourgeois soit de garde national (pour une valeur de soixante francs), sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet (indiqué comme compté au [ancien] IVe arrondissement). Il fut un des décorés de Juillet qui signèrent, en septembre 1831, la pétition envoyée par Arrachart, Louis, Jules, Benoît, pour recouvrer les droits à la décoration, dont il avait été privée par une malveillance de Delanoy, commissaire à la Commission des récompenses nationales, et qui l’accusait d’intempérance. Cette pétition était ainsi rédigée : « […] S’est particulièrement distingué aux mémorables journées, où il fut blessé. […] Le jury a reconnu que par son patriotisme et son courage à combattre il a mérité la médaille ; mais, lui imputant calomnieusement l’habitude de se livrer à un usage immodéré de la boisson, a déclaré n’y avoir lieu à la lui accorder. Pour justifier que cette dernière circonstance est contraire à la vérité, tous les décorés du (ancien) IVe arrondissement et autres attestent ici que l’exposant a droit au signe des braves, l’ayant vu combattre et ayant été blessé, et qu’il n’a pas l’habitude qu’on lui reproche. Daignez, M. le ministre interposer votre autorité et faire opérer au dossier la radiation d’un fait injurieux et préjudiciable, qui n’y a été porté qu’à la suite d’une altercation entre le réclamant et M. Delanoy, alors commissaire à la Commission des récompenses nationales. Cet acte de justice de votre part n’échappera pas plus à la connaissance du roi qu’à l’opinion publique. » Il était marié à Colombel et était père de quatre enfants. En 1831, il était sergent dans la garde municipale, caserné aux Minimes ; sa femme demeurait 25, rue de l’Arbre-Sec ; Pourtant sur les listes de la mairie in Archives nationales F/1dIII/35 A et in Archives nationales F/1dIII/38 A, la dame Colombel femme Levée demeurait 42, rue Pastourelle et avait reçu un total de cent vingt-cinq francs auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IVe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 66 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives de Paris VD6 356 n° 5 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, VII Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs (indiqué comme compté au [ancien] IVe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement (cité deux fois, à moins qu’ils ne soient deux frères, un Ferdinand et un Adolphe, plus une fois sa femme) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant (cité deux fois, à moins qu’ils ne soient deux frères, un Ferdinand et un Adolphe, plus une fois sa femme née Colombel) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/42 in dossier Arrachart, Louis, Jules, Benoît ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IVe arrondissement, blessés de 1re classe. Il y a dans Archives de la préfecture de police AA 386 in dossier Dreyfus, Baudry, Henry, un Levée, A. « décoré de Juillet », demeurant 22, rue des Vinaigriers, qui apostilla, le 30 juin 1831 soit beaucoup trop tard, la lettre que Dreyfus, Baudry, Henry fit parvenir à la Commission des récompenses nationales puis, par la suite, à Commission des Réclamants pour tenter de faire valoir ses droits à la décoration de Juillet ; il précisait « voir vu M. Dreyfus ayant fait partie d’une troupe armée dans le quartier du Palais-Royal dans la journée du 29 juillet ».

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