Lévêque, Nicolas

Biographie


Né à Athènes. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ve arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. En 1831, il était garde municipal, caserné rue Mouffetard. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. On trouve dans les séances de la Chambre des députés l’addition suivante à la séance du samedi 5 septembre 1831 : « Pétitions. M. Marchal, rapporteur. Messieurs, le sieur Nicolas Levêque, grec d’origine et réfugié en France, a pris, à la dernière révolution une part glorieuse qui lui valut l’honneur de la médaille de juillet ; mais les pertes que lui a fait essuyer cette révolution lui ont enlevé un commerce qui pourvoyait aux besoins de son existence. Privé de cette ressource, il s’est réfugié dans la garde municipale de Paris, où il fut admis dès le mois d’octobre 1830, et où il n’a cessé de faire un bon service. Il doit cependant en être renvoyé parce qu’il n’a pas la taille suffisante, ce qui le réduirait au plus entier dénuement. En conséquence, il vous prie d’intervenir près du gouvernement pour faire accorder à sa détresse un secours qu’elle ne pourra pas attendre, dès qu’elle sera privée de la solde de la garde municipale. Les renseignements recueillis par votre commission lui ont appris que le pétitionnaire, depuis le dépôt de sa demande, est en effet sorti du corps de la garde municipale, et qu’il en a été renvoyé non seulement pour défaut de taille, mais encore comme étranger : ce qui justifie sa réforme. Votre commission, qui a pris un vif intérêt au pétitionnaire, m’a chargé de vous proposer de renvoyer sa demande à M. le ministre de l’intérieur, à l’effet d’en obtenir un secours dont le pétitionnaire paraît avoir un pressant besoin. » Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé, puis 6, rue Dalayrac. Il retira les pièces qu’il avait confiées à cette Commission. Il reste cependant plusieurs certificats le concernant. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Moi, soussigné, j’atteste comme vérité exacte que M. Lévêque a été pour être associé avec moi et qu’il m’a rendu de grands services en empêchant plusieurs pertes d’argent que sans lui j’aurais infailliblement perdues. J’atteste aussi qu’il m’a déposé entre les mains une somme de trois cents francs, qu’à plusieurs reprises je l’ai prié de reprendre, chose qu’il a toujours refusée, ayant pleine confiance en moi. J’atteste aussi que le 28 juillet il a déposé ses armes chez moi et les a reprises le 29 au matin, toujours pour la même cause, la défense de la liberté, et que ce n’est qu’à cette époque que je l’engageais de nouveau à retirer son argent, ce qu’il fit enfin au bout de quinze jours. Ce qui m’engage à rendre ici la plus haute estime et justice à sa délicatesse et probité digne d’un honnête homme. » Signé, le 7 mars 1831 : Chauveroiche Bidois illisible. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Nicolas Lévêque, grec d’origine, a payé de son argent la valeur des marchandises que nous avons fournies au poste de la barrière du Combat parce que ne connaissant pas l’importance des bons qui nous étaient présentés nous ignorions qui nous les paierait. La somme de vingt-cinq francs pour acquit. » Signé, le 5 août 1830, à La Villette : Gautier fils, demeurant 42, barrière du Combat. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que Lévêque, Nicolas, grec d’origine, ne nous a pas quittés un seul moment pendant les trois journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 et qu’il n’a cessa de combattre avec le plus grand courage, que de plus il a payé de ses propres fonds toutes les dépenses que nous avons faites et qu’il a encore acheté de son argent quinze fusils pour armer une partie de nous. » Signé, le 3 août 1830 : Riblet ; Gastineau ; Tilly ; Lemoine ; Benoist. Michau, demeurant rue de Paradis, apostilla le certificat pour reconnaître qu’il avait vendu un fusil de munition. Il est indiqué sur le certificat présenté par Bondoux femme Coiffier, Marie, Louise, Laurence, pour faire valoir ses droits à une récompense honorifique, comme ayant vu la conduite de cette femme. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ve arrondissement ; Le Moniteur du 5 septembre 1831 ; Archives de la préfecture de police AA 379 in dossier Bondoux femme Coiffier, Marie, Louise, Laurence ; Archives de la préfecture de police AA 399.

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