Levron, Jean

Biographie


Né le 6 mai 1777 à Saint-Georges-Montaigu (Vendée). Ancien militaire, ayant servi dix-sept ans, dont en 1815 avec le général Travaux et en Vendée avec le général Lamarque, devenu carrier. Il fut blessé à l’épaule gauche par un coup de crosse de fusil, reçu le 29 juillet à la prise du Louvre. Le 30 août 1830, un certificat établi par le bureau de charité du quartier Saint-Thomas-d’Aquin, attestait qu’il était encore privé de pouvoir bouger son bras gauche. Marié et père de deux enfants (sur les listes du Constitutionnel), il reçut un secours de cent francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Xe arrondissement, qui perdit son certificat attestant sa participation aux combats. Il reçut, après la révolution, un total de cent francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 19 mars 1831, la conclusion suivante : « S’est plaint d’avoir reçu par suite d’un coup de crosse de fusil une contusion au moignon de l’épaule gauche qui n’a laissé après elle aucune trace et qui ne saurait donner lieu à aucune récompense nationale. En conséquence nous estimons que le susnommé n’a aucun droit à une récompense nationale. » La demande de pension qu’il avait présentée fut, en conséquence, rejetée. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Xe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé, puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet et une place de concierge. Il était alors sans ouvrage, malheureux, marié et père d’un (sur les listes de la Commission) enfant. Il était porteur du certificat suivant : « Les soussignés certifient que le sieur Jean Levron, demeurant rue de Vaugirard, n° 128, a combattu dans les rangs des défenseurs de nos libertés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier, qu’il s’y comporta avec courage et reçut une blessure à l’épaule gauche, d’un coup de crosse le 29 au Louvre. Un certificat lui fut délivré dans le temps de ces faits, signé par MM. Délétré (voir Delétrés, Charles, Joseph), Landoin (voir sans doute Landouin, Etienne), Hodebert Haudebert (voir Haudebert, François) et Tuilliez, tous décorés de Juillet, ce certificat fut remis à la Commission des récompenses nationales et se trouve égaré. » Signé : Landoin (voir Landoin, Laurent, Etienne ou Landoin, Louis), demeurant 80, rue de Sèvres ; Haudebert (voir Haudebert, François), demeurant 126, rue de Vaugirard et maintenant 17, rue des Fourneaux ; Chottin (voir Chottin, Jean, Nicolas), demeurant 10, rue du Montparnasse, cour Meuiller illisible. Il signa, le 21 juin 1831, le certificat suivant en faveur de Landoin, Laurent, Etienne, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Les soussignés certifient que le sieur Laurent, Etienne Landoin, demeurant à Vaugirard, rue de Sèvres n° 80, a combattu dans les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier à la défense de nos libertés et s’y est comporté avec bravoure. Il lui fut délivré, dans les temps, un certificat de ces faits signé par MM. Ambroise Farigoul (voir Farigoulle, Ambroise, Constantin), Deletré (voir Delétrés, Charles, Joseph), Chatain (rechercher le nom), Menadier (rechercher le nom), Chanu (voir Chanut, Jean-Louis), Haudebert (voir sans doute Haudebert, François ?), Coindet (voir sans doute Coindit, Pierre, Civé ) et Levron (voir ce nom il est donc décoré de Juillet ?), tous décorés de Juillet, lequel certificat a été remis à la Commission des récompenses nationales et qu’elle a égaré. » Il est donc décoré de Juillet ? selon ce certificat... Il signa, le 30 juin 1831, le certificat suivant en faveur de Landoin, Louis, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions à tous qu’il appartiendra que le nommé Landoin, Louis s’est montré en vrai patriote pendant les deux derniers jours de juillet 1830 ; il s’arma d’un fusil de chasse chez son père, à lui appartenant, commune de Vaugirard, rue de Sèvres n° 80, audit lieu et se transporta dans le quartier de la Cité, vis-à-vis le pont de la Grève (à présent pont d’Arcole), n’a cessé de trier sur les ennemis de la France qu’au moment de leur reddition de l’Hôtel de veille, où il fut, et la force supérieure des Suisses et gardes royaux les ayant repoussés, reprirent courage et n’abandonnèrent qu’après la prise bien assurée de (l’Hôtel de) la ville et les poste environnants ; c’était le 28, de là vers les rues Saint-Martin et Saint-Denis et se dirigea comme nous sur le faubourg Saint-Germain puis le 29 idem à la caserne Babylone jusqu’à la fin, lorsqu’elle a totalement appartenu au peuple ; s’est montré digne en toutes ces opérations d’un bon Français ; étant d’une conduite paisible. C’est aussi pourquoi nous nous plaisons spontanément de lui délivrer le présent pour lui servir et valoir au besoin. » Il signa, comme « combattant de Juillet pendant les trois jours » le certificat suivant en faveur de Oury, Philippe, François, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Philippe, François Oury, ouvrier vannier, demeurant rue des Fourneaux n° 13, a combattu dans les trois jours de juillet 1830 à la caserne Babylone et au Louvre ainsi qu’aux Tuileries pour la défense de nos libertés et en outre qu’il est porteur de certificat antérieur constatant son dévouement à la même cause, dont il fut victime en 1827, qu’il est père de famille et dans la nécessité. Il se réclame à la Commission nouvelle pour obtenir un soulagement qu’elle jugera à propos de lui administrer, étant dans une bien triste position. » Il faisait partie de la garde nationale « sédentaire de Paris, précisait-il. Il demeurait 27, rue des Vieilles-Tuileries en 1830 ; 128, rue de Vaugirard en 1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Xe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 84 ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, mairie du (ancien) Xe arrondissement, dossiers individuels ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (206) citoyens qui quoique non blessés dans les journées de Juillet ont prétendu au bénéfice des articles 5 et 6 de la loi du 13 décembre ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Xe arrondissement, blessés de la 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 397 in dossiers Landoin, Laurent, Etienne et Landoin, Laurent, Etienne ; Archives de la préfecture de police AA 399 ; Archives de la préfecture de police AA 405 in dossier Oury, Philippe, François.

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