Ligné, Charles
Biographie
Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, combattants de juillet 1830, certifions à qui de droit que le sieur Ligné, Charles, demeurant rue du Paon n° 8, faubourg Saint-Germain, s’est distingué dans les mémorables journées de notre révolution et principalement dans celles des 28 et 29. Le 28, il est allé à l’Hôtel de ville, il a pris part au combat qui s’est engagé entre la garde royale, l’artillerie et les citoyens. Il se distingua dans cette affaire par son courage. Le soir, forcé d’abandonner l’Hôtel de ville, il s’est joint à ses camarades et se sont dirigés sur le pont des Arts, où il contribua de tous ses efforts au combat de l’Institut. Le 29 au matin, il s’est dirigé vers la rue de la Monnaie et avec assez de peine il est parvenu à arriver sur la place Saint-Germain-l’Auxerrois, où il se distingua en se battant contre la troupe jusqu’à la prise du Louvre. Ayant appris qu’il existait encore de la résistance à la caserne de Babylone, il s’y est transporté et a pris part au combat jusqu’à la prise de cette caserne, où il entra un des premiers. Ayant été remarqué par son courage et comme ancien militaire par son adresse, les combattants soussignés lui donnèrent leur confiance pour la distribution des armes dans cet endroit. » Signé, le 15 août 1830 (mais plutôt 1831 puisque Andony signe comme décoré de Juillet... et Pelège comme commissaire du (ancien) XIe arrondissement pour les réclamations des récompenses nationales) : Genevray (voir Genevray, Antoine, Jean-Baptiste), demeurant 29, rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés ; Edelin, demeurant impasse du Paon ; Humblot, demeurant impasse du Paon ; Leroy fils, demeurant 30, rue Monsieur-le-Prince, qui ajoutait avoir vu Ligné « à l’Institut au moment du combat et montrant un courage à toute épreuve et le 29 près le Louvre » ; Grusse (voir Grusse, Antoine ?), lieutenant à la 4e compagnie du 3e bataillon de la XIe légion, qui ajoutait que Ligné était avec lui « le 29 juillet 1830 au Louvre, pour faire éteindre le feu des Suisses qui y étaient retranchés et que du Louvre nous nous sommes transportés à la caserne de Babylone » ; Andony (voir Andony, François), décoré de Juillet, qui certifiait s’être trouvé avec lui dans les affaires de Juillet ; Janson illisible, grenadier à la XIe légion, qui certifiait l’avoir vu le 29 juillet en face des Quatre-Nations ; Lemoine, demeurant 2, place de l’Ecole-de-Médecine, qui attestait « avoir entendu dire par tous les voisins qui ont pris part au combat que M. Ligné s’est très bien distingué dans les trois journées de Juillet » ; Cerry illisible, demeurant 30, rue de l’Ecole-de-Médecine, qui attestait l’avoir vu à la caserne de Babylone : Lemercier, chasseur de la garde nationale, demeurant rue de la Bûcherie ; ...sse, bottier, demeurant carrefour de l’Odéon ; Capron, demeurant 10, rue de l’Ecole-de-Médecine, qui attestait pour la moralité ; Doublet (voir sans doute Doublet, Alexandre ?), combattant de Juillet, qui certifiait « avoir vu le sieur Ligné dans les journées de Juillet se distinguer un des mieux de notre arrondissement » ; Pelège (voir Pélège, Claude, François), commissaire du (ancien) XIe arrondissement pour les réclamations des récompenses nationales, qui certifiait que Ligné « était un des plus braves combattants de notre arrondissement dans les journées de Juillet ». Il demeurait 8, rue du Paon dans le faubourg Saint-Germain en 1831. Archives de la préfecture de police AA 399.