Lignier, Nicolas, Joseph, Ferdinand, Adolphe
Biographie
Né le 6 septembre 1809 à Molins-sur-Aube (Aube). Etudiant en droit. Il est inscrit sur les listes de sa mairie comme n’ayant reçu aucun secours de la part de cette même mairie. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il fut nommé représentant dans l’Aube le 18 avril 1848, cessa ses fonctions le 14 jun 1848, conseiller d’Etat (élu) du 18 avril au 11 juin 1849. Avocat en 1851, il fut arrêté à la suite du coup d’Etat de Napoléon III, objet d’un non-lieu de la part de la commission militaire, mais tenu momentanément éloigné de Paris par une décision de la commission de révision. L’observation suivante était annotée en face de son nom : « Ex-représentant. Ancien commissaire du gouvernement dans le département en 1848. S’est concilié l’estime publique pendant son administration, mais n’a cessé de faire l’opposition la plus violente à tous les actes du gouvernement depuis 1848. » Préfet de l’Aube du 5 septembre 1870, démissionnaire en janvier 1871, député de l’Aube le 8 février 1871, démissionnaire pour raisons de santé en 1873. Il mourut le 20 janvier 1874 à Pougy (Aube). Il demeurait 4, quai d’Orléans en 1830-1831 ; à Pougy (Aube) en 1851. Histoire de la révolution de 1830 et des nouvelles barricades, par F. Rossignol et J. Pharaon, Paris, chez Vimont, Levavasseur et Urbain-Canel, 1830, nom des personnes qui se sont particulièrement distinguées p. 275 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/7/*/2592 ; Service historique de la Défense 7J52 ; base de données de l’université de Bourgogne sur les poursuivis à la suite du coup d’Etat de décembre 1851. Il a son dossier aux Archives nationales F/1bI/166/33 comme fonctionnaire de l’administration préfectorale.