Lisibach, ou Leysibach, ou Leisibach, ou Lisseback, Gaspard, Melchior
Biographie
Né le 19 avril 1802 à Inwyl, canton de Lucerne (Suisse), fils de Lisibach, Joseph dans l’acte de baptême. Homme de peine, libéré du service depuis sept mois en juillet 1830. Il reçut un coup de baïonnette au bras droit et plusieurs coups de crosse de fusil, particulièrement au côté gauche de la tête, sur les Champs-Elysées, en combattant contre le 6e régiment de la garde royale. Il resta plusieurs heures sans connaissance ; il s’ensuivit un écoulement purulent de l’oreille gauche. Il fut soigné par Piron-Sampigny, médecin 52, rue Chantereine, et par Lamouroux. Il était porteur des trois certificats suivants. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, officiers et sous-officiers de la garde nationale, propriétaires et habitants de cette commune, certifions que le nommé Leisibach, Melchior (sic) s’est battu pour la liberté les 27, 28 et 29 juillet dernier et a été blessé d’un coup de crosse de fusil à la tête, qui lui a causé une surdité presque totale, et d’un coup de baïonnette sur le bras droit. Ces divers coups lui ont été portés par les soldats de l’ex-6e régiment de la garde royale aux Champs-Elysées. » Signé, le 11 janvier 1831, aux Batignolles-Monceau (pour les noms lisibles) : Mallot, sergent de grenadiers ; Lefrique, lieutenant de chasseurs ; Labruyère, propriétaire ; Déjardin, A., capitaine en second de grenadiers ; Vivien, chevalier de la Légion d’honneur, capitaine de chasseurs ; Clement, sous-officier de la 5e compagnie de chasseurs ; Barde, F., Ant., capitaine en second de la 3e compagnie de chasseurs. Le deuxième certificat, ainsi rédigé, à en-tête de la pharmacie Dégenétais, successeur de Néret et cie, Warehouse for french, english and german medicines, en date du 18 août 1830 : « Je certifie que le nommé Laisbac, Melchior (sic), après avoir donné des preuves que ses blessures étaient dues aux événements des 27, 28 et 29 juillet, nous l’avons admis à recevoir les secours que sa position exigeait (le 2 août). Aujourd’hui que cet homme peut reprendre ses travaux, je déclare que sa conduite nous a paru digne d’éloges. Je réclame l’autorité de venir encore à son secours malgré qu’il ait reçu soixante francs au Constitutionnel. Cet homme habite la barrière de Clichy. » Signé, le 18 août 1830 : Dégenétais (voir Desgenetais, Charles), administrateur de l’ambulance des Pyramides. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie connaître le nommé Leisibach, Gaspard, Balthazar, Melchior (sic) depuis l’espace de deux ans et qu’il n’avait jamais donné aucun signe de surdité avant le mois de juillet dernier, époque où il fut blessé. » Signé, le 20 avril 1831 : Ruggieri, artificier du roi des Français. Il reçut (sous le nom de Lisibat, Melchior) un secours de soixante francs en août sur les listes du Constitutionnel. Il reçut (sous le nom de Lisibat) un secours de vingt francs, le 4 août 1830 à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Une dépêche indiqua à son sujet : « Il adresse une demande au roi à l’effet d’obtenir de nouveaux secours, comme s’étant distingué dans les journées de Juillet et comme étant dans le plus grand besoin. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Il reçut la médaille de Juillet (sous le nom de Leisiback, Mechior sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39 il manque cette référence…). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 7 avril 1831, la conclusion suivante : « S’est plaint d’avoir éprouvé pendant les journées de Juillet des contusions par suite de coups de crosse de fusil à différentes parties du corps et notamment du côté gauche de la tête , d’où serait résultée une otite accompagnée d’un écoulement purulent par l’oreille gauche et suivie de surdité ; circonstances qui, si elles peuvent être constatées par la Commission, lui donnent droit à être rangé dans la troisième classe des blessés. » Il fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné de trois cents francs (sous le nom de Lisibach sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Il était tambour à la garde nationale des Batignolles en 1831. Il lui fut accordé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes, en tant que blessé de la 3e classe. Sa médaille lui fut délivrée le 28 juin 1831. En 1830, il fut nommé tambour à la IIe légion de la garde nationale. Il ne savait pas signer. Il demeurait 6, rue de la Paix à la barrière de Clichy en 1830 ; 21, Grande-Rue aux Batignolles-Monceau ou 7 (?) aux Batignolles, café Aubry, en 1831. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 32 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 35 ; Rapport de M. Sensier, ancien notaire, commissaire du IIe arrondissement chargé de constater le nombre des victimes et les faits mémorables des glorieuses journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, Paris, imprimerie de Ambr. Firmin Didot, 24, rue Jacob, 1830, p. 18 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 91 ; Archives de Paris VD3 1-2, état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, liste des blessés indemnitaires de la 1re classe, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831, où son nom (orthographié ici Lisibar, Melchior) est naturellement rayé ; Archives de Paris VD6 121 n° 2 mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 7, liste des secours aux combattants ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 (une feuille volante dans le carton) ; Archives de Paris VK3 26, (ancien) Ier arrondissement de Paris, état des habitants du (ancien) Ier arrondissement qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 (sous le nom de Lisibat, Melchior) ; Archives de Paris VK3 28 un récapitulatif alphabétique des secours donnés aux combattants avec indication précise des dates (sous le nom de Lisibat, Melchior) ; Archives de Paris VK3 39, département de la Seine, arrondissement de Saint-Denis, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, idem Récompenses nationales, remise des brevets de la médaille de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/33, état nominatif des blessés pensionnés présumés non naturalisés français ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/63 ; Archives nationales F/1dIII/64 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIIe arrondissement, arrondissement de Saint-Denis, blessés de la 3e classe (sous le nom de Leisibach, Melchior). Voir Leisiback, Melchior ? Et Crapelet ?