Lombard, Jean-Baptiste

Biographie


Né le 10 septembre 1783 à Courcelles près de Soissons (Aisne), de Lombard, Michel, menuisier, et de Voualet, Marie, Jeanne (mais Vallée, Marie, Jeanne dans l’acte de mariage de Lombard, Jean-Baptiste ; Walet, Marie, Jeanne dans l’acte de baptême de Lombard, Jean-Baptiste et Walet, Marie, Jeanne sur la couverture de son dossier in Archives nationales F/1dIII/64), son épouse. Compagnon menuisier. Il fut blessé d’un coup de feu reçu dans la poitrine (ou d’un coup de feu reçu à la cuisse selon son bulletin d’admission à l’hôpital de la Charité in Archives de Paris, VD6 631 1), le 28 juillet sur la place de Grève. Entré à l’hôpital de La Charité, il y mourut, le lendemain, des suites de ses blessures. Le certificat médical suivant attestait les circonstances de son décès : « Je, soussigné, chirurgien en chef adjoint de l’hôpital de la Charité, certifie que le nommé Lombard, Jean-Baptiste, entré audit hôpital le 28 juillet dernier, avait été frappé d’un coup de feu à la cuisse gauche et qu’il a succombé à sa blessure. » Signé, le 22 octobre 1830 : Roux (voir ce nom). Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement (il y a aussi un dossier à la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Le 18 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIe arrondissement, comparurent : Seaurroux, Jean-Claude, Isaac, menuisier en bâtiment, demeurant 20, rue Saint-Dominique ; Gewer, Louis, Christian, fruitier, demeurant 8, rue Saint-Dominique ; Thiriot, Georges, Joseph, menuisier-ébéniste, demeurant 24, rue Saint-Dominique. Ils attestèrent que Lombard, Jean-Baptiste avait « été blessé le 28 juillet, en combattant place de Grève et est mort le 29 juillet 1830 d’un coup de feu dans le côté à l’hospice de la Charité ». Il laissait une veuve et trois jeunes filles. Elles reçurent, le 2 août, un secours de trente francs auprès de la mairie ; le 9 août, le commissaire de la Commission réclamait pour eux un nouveau secours : « […] Ainsi que je l’avais prévu, cette faible somme a à peine suffi au deuil de cette famille […]. Aujourd’hui on m’apprend que la mère, succombant à la douleur, est au lit, qu’elle a besoin de soins particuliers. Les enfants, modestement vêtus de noir, sont venus réclamer mon intercession et je pense qu’un nouveau secours de soixante francs serait nécessaire. » La famille reçut quatre-vingts francs, en deux paiements à quinze jours d’intervalle. La veuve s’appelait Mayeux, Marie, Jeanne, Félicité, couturière (ou garde-malade en 1832 in Archives nationales F/15/2553), née le 11 avril 1784 à Huizel (Aisne). Lombard l’avait épousée le 8 mai 1808 à Soissons ; sur l’acte de mariage, Mayeux, Marie, Jeanne, Félicité est indiquée comme fille de Mayeux, Jean-Baptiste, cultivateur, et de Brocheton, Marie-Madeleine, son épouse. Elle fut pensionnée de cinq cents francs et il lui fut accordé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes ; ses trois filles furent pensionnées et il leur fut accordé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes : Flore, Pauline, Félicité, née le 16 janvier 1813 à Paris ; Marie, Jeanne, Elisa, née le 15 mars 1815 (bien le 15 mars 1815 dans son acte de naissance ; par erreur le 25 mars 1815 in Archives de Paris VD6 560 7) à Courcelles (Aisne) décédée le 8 juillet 1832 (7 juillet 1832 in Archives nationales F/15/2553), alors couturière chez une ouvrière en robes, où elle gagnait vingt-cinq sous par jour ; Louise (bien Louise dans son acte de naissance ; par erreur Marie-Louise in Archives nationales F/15/2555), née le 25 août 1819 à Braisne (Aisne). Il laissait aussi une mère, Voualet (parfois orthographié Walet dont par exemple in Archives nationales F/1dIII/38 B), Marie, Jeanne, née le 16 octobre 1755 à Courcelles (Aisne) (sous le nom de Walet dans l’acte de baptême, fille de Walet, Alexis et de Laplace, Marie-Jeanne), veuve de Lombard, Michel. Elle fut pensionnée (son nom n’est pas sur les journaux ?). Les parents s’étaient mariés le 18 janvier 1774 à Braine (Aisne) ; sur l’acte de mariage, Lombard, Michel est indiqué comme le fils de feu Lombard, Antoine et de Eléonard, Dorothée ; Voualet, Marie-Jeanne est indiquée comme fille de feu Voualet, Alexis et de feue Laplace, Marie, Anne. Lombard, Michel mourut le 2 février 1826 à Courcelles ; sur l’acte de décès il est indiqué comme menuisier, âgé de quatre-vingt-sept ans et né à Grenoble, paroisse de Saint-Louis, fils de Lombard, Antoine, maître cordonnier, et de Bernard, Dorothée (sic). Le conseil de famille des orphelins était composé de la mère et du côté paternel : de Michot, Gérard, menuisier en voitures, subrogé-tuteur, demeurant 5, rue des Vieilles-Tuileries en 1831 puis 43, rue du Cherche-Midi en 1833 ; Froissard, Louis, Georges, chapelier, demeurant 131, rue de Vaugirard en 1833, ami ; Ducasse, Pierre, teinturier, demeurant 12, rue de Lille en 1833, ami ; du côté maternel : Rébut, Constant, marchand de vin, demeurant 24, rue de Lille en 1833, ami ; Guévrin, Marie, Philoxène, adjudant sous-officier aux Invalides, y demeurant en 1833 ; Laforgue, Jean, Simon, caporal de la Garde municipale, caserné rue de Tournon en 1833 (aussi présent au conseil de famille des orphelins Revêche). Louise fut placée dans la pension de Mme Brunon, 91, rue de Sèvres et reçut trois cents francs pour ses frais de trousseau en 1831 ; en 1833, elle était toujours élève dans cette pension et la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet rapportait à son sujet qu’elle avait « des moyens en général pour tout, plus de disposition pour l’instruction commerciale » et que sa maîtresse était « assez contente d’elle ». En 1832, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, seize jeunes filles (une par arrondissement parisien et quatre pour les arrondissements ruraux), filles de combattants soit de juillet 1830 soit de juin 1832, devaient être dotées de trois mille francs pour pouvoir se marier. Flore, Pauline, Félicité fut l’une d’elles, présentée par la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Elle était alors ouvrière en robes et épousa Balagny, Ambroise, Nicolas, né le 6 août 1807 aux Carrière-Saint-Denis, pâtissier chez Michel, rue Neuve-du-Luxembourg. Par un testament en date du 1er mai 1832, le baron Chambon, Claude, Gaudérique, Joseph, Hiérome, ancien commissaire ordonnateur des armées sous l’Empire, demeurant 11, rue du Petit-Vaugirard, « applaudissant aux principes qui ont dirigé la révolution de Juillet et voulant lui rendre un hommage durable » fit un legs en faveur de vingt orphelins ou orphelines du (ancien) Xe arrondissement, de quatre du (ancien) XIe arrondissement et de trente du (ancien) XIIe arrondissement, laissant, pour chacun d’entre eux, une somme de six mille francs. Quand le baron Chambon mourut, le 26 septembre 1833, le testament fut attaqué par ses neveux, sous le prétexte que « le défunt aurait eu en les dépouillant de son héritage, cédé à des sentiments d’inimitié et de colère ». Puis, finalement, ces neveux se désistèrent, ouvrant alors les droits des orphelins. Pour chacun des orphelins la somme fut convertie en deux cent cinquante-six francs de rente à 5 %. Flore, Pauline, Félicité et Louise furent deux d’entre elles. En 1836 de nouveau, à l’occasion des mêmes fêtes anniversaires de Juillet, seize couples toujours, enfants de combattants ou combattants eux-mêmes soit de juillet 1830 soit de juin 1832, devaient être dotés de trois mille francs pour pouvoir se marier. Louise fut l’une des candidates présentées par la mairie du (ancien) Xe arrondissement, dont la candidature était le plus appuyée par la mairie et qui fut finalement retenue. Louise, alors âgée de dix-sept ans, était ouvrière lingère, demeurait chez son tuteur 44, rue de Verneuil, et sans appui, sa mère remariée étant partie s’installer à Soissons, épousa Ballagny, Frédéric, né vers 1812, frère de son beau-frère, cuisinier à l’hôtel Windsor rue de Rivoli, demeurant barrière Saint-Denis. A une date non précisée, Les sieur et dame Ballagny apparaissent pour une somme de 308,95 francs à payer à la mairie du [ancien] Xe arrondissement. Le nom de Lombard (J.-B. Lombard) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Lombard demeurait à Soissons en 1808 ; à Courcelles en 1815 ; à Braisne en 1819 ; 21, rue Saint-Dominique au Gros-Caillou en 1830 ; sa mère, à la même adresse en 1831 ; sa veuve, aussi à la même adresse en 1831 ; 13, rue de Lille en 1833 ; Flore, Pauline, Félicité, 19, rue des Fossés-Montmartre en 1834. Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 91, p. 94 pour la veuve ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Xe arrondissement p. 108, liste nominative du Xe arrondissement des orphelins au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 117, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD4 9 pièce 2493 ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Archives de Paris VD6 524 n° 3, idem année 1836 ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur l’exécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de l’ordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de l’Etat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 38-39 ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, une feuille volante des sommes à payer ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, mairie du (ancien) Xe arrondissement, souscription de 1830, instructions préfectorales, bureau de bienfaisance du (ancien) Xe arrondissement, état nominatif des orphelins et orphelines de Juillet du (ancien) Xe arrondissement existant au 1er janvier 1833 ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, mairie du (ancien) Xe arrondissement, Etat nominatif des orphelins dont les bulletins individuels ont été remis le 16 décembre 1831 au bureau de la souscription nationale à la préfecture de la Seine, Etat nominatif des veuves dont les bulletins individuels ont été remis le 4 octobre 1831 au bureau de la souscription nationale à la préfecture de la Seine, Etat des inscriptions de rentes qui ont été envoyées à la mairie du Xe arrondissement, comme appartenant à des veuves, orphelins, ascendants ou blessés de Juillet domiciliés dans cet arrondissement, Etat des titres de pension qui ont été envoyés à la mairie du [ancien] Xe arrondissement, comme appartenant à des orphelins de Juillet qui y ont été domiciliés, idem dossier individuel de Bertin, idem dossier individuel de Revêche, idem Etat de la remise opérée entre les mains de M. Pairou, secrétaire-trésorier du bureau de bienfaisance, des fonds, des titres de pension et de rente appartenant aux orphelins de Juillet sous la tutelle de la commission municipale du (ancien) Xe arrondissement, idem Citoyens dont les noms sont inscrits au Panthéon ; Archives de Paris VD6 560 n° 7 : exécution des legs du baron Chambon en faveur des orphelins de juillet 1830 ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) Xe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelines du (ancien) Xe arrondissement, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves), état des orphelins de victimes de Juillet dont les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance et Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (29 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/40 (état des orphelins du Xe arrondissement, qui, aux termes de l’article 9 de l’ordonnance royale du 25 août 1831, ont droit à l’indemnité de trois cents francs pour acquisition de trousseau de 300 francs ; année 1833, Xe arrondissement, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés) ; Archives nationales F/1dIII/53 in dossier Didier H.T. ; Archives nationales F/1dIII/64 ; Archives nationales F/1dIII/66 ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) Xe arrondissement, veuves, orphelins et ascendants et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) Xe arrondissement, orphelins (sous le nom de Lombard, Flore, Pauline) ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/15/2555 sa feuille de bulletin individuel ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien Xe arrondissement) et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 83, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.