Lompy, Jean-Claude (orthographié fautivement parfois Longpy)
Biographie
Né le 28 pluviôse an X (17 février 1802) à Sampigny (Meuse), fils de Lompy Claude, manœuvre, et de Maginot, Marie, Anne, son épouse. Cordonnier. Il fut blessé, le 28 juillet, d’un coup de feu à la partie supérieure du crâne, alors qu’il sciait des arbres sur le boulevard des Italiens, près de la rue Grange-Batelière. Transporté à l’hôpital Beaujon (le 29 juillet in Archives de Paris VD6 121 n° 2, mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 4, hôpital Beaujon, état des blessés reçus depuis le 27 juillet dernier jusqu’au 16 août 1830 ([ancien] Ier arrondissement), il y mourut des suites de ses blessures le 12 août suivant. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Le 4 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) Ier arrondissement, comparurent : Maginot, Jean-Pierre, né vers 1801, cordonnier, demeurant 79, rue Saint-Lazare ; Bourguignon, Jean-Baptiste, Joseph, né vers 1759, commissionnaire, demeurant 126, rue Saint-Lazare ; Guillaume, Jean, né vers 1798, cordonnier, demeurant 3, rue Thiroux. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Lompy, Jean-Claude et « savoir qu’étant occupé le 28 juillet dernier à scier des arbres sur le boulevard des Italiens, près la rue Grange-Batelière, il a reçu dans la tête un coup de feu, qui l’a fait tomber de suite sans connaissance, qu’ayant été transporté le lendemain à l’hôpital Beaujon pour y être traité, y est mort le 12 août suivant ». Il était célibataire. Il laissait un père, Lompy Claude, né le 7 octobre 1774 à Sampigny, infirme, manœuvre, et une mère, Maginot, Marie, Anne, née le 20 février 1777 aussi à Sampigny. Ils reçurent un secours de quarante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le maire de Sampigny donna les renseignements suivants sur leur compte : « […] Ils ont peu de fortune et vivent avec peine du fruit de leur travail. Lompy, Claude père, étant atteint d’infirmités, ne peut se livrer à un travail trop rude ; il a donné l’existence et élevé une famille de cinq enfants ; l’aîné, qui est celui qui est décédé à Paris, a laissé à son père environ quatre cents francs de dettes, causées avant son départ de Sampigny et que son père va être chargé de payer. » Il fournit aussi un certificat médical attestant qu’il souffrait depuis son enfance d’une claudication résultant d’un défaut de longueur de la cuisse gauche et que cette infirmité l’empêchait de se livrer à un travail un peu soutenu. Ils furent pensionnés de deux cents francs. Son nom est sur la liste des personnes secourues par la mairie du (ancien) Ier arrondissement, comme devant cinquante-cinq francs à son propriétaire. Le père reçut une inscription de rente de cinquante francs auprès de la Commission de la souscription nationale mais ne chercha pas à la toucher ; on trouve en face de son nom sur les registres de la mairie l’apostille suivante : « Cet homme n’a jamais paru à la mairie du (ancien) Ier arrondissement on ignore sa demeure. » Les parents s’étaient mariés le 30 brumaire an VIII à Sampigny ; sur l’acte de mariage, Lompy Claude est indiqué comme fils de feu Lompy, Jacques, vigneron, et de feue Husson, Barbe, et comme étant vigneron ; Maginot, Marie, Anne est indiquée comme la fille de feu Maginot, Claude, laboureur, et de Poinot, Anne, son épouse. Les parents avaient sans doute choisi Ancelin, Jean, cordonnier, demeurant 6, rue Taitbout, comme chargé de les représenter dans les démarches auprès de la Commission des récompenses nationales (à moins que ce ne soit l’employeur du frère). Il avait un frère, Lompy, François, né vers 1812. Le nom de Lompy (J.-C. Lompy) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Il demeurait 6, rue Maison-Neuve (8, rue Maison-Neuve sur les listes de la mairie in Archives de Paris VK3 26, in Archives de Paris VD6 121, in Archives de Paris VD6 92 et sur les listes du Constitutionnel, et in Archives de Paris VK3 28, chez M. Burtel à qui il devait encore cinquante-cinq francs avant de mourir ; 33, rue Maison-Neuve in Archives de Paris VD6 121 n° 2, mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 4 mais 8, rue Maison-Neuve in Archives de Paris VD6 121 n° 2, mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 4, hôpital Beaujon, état des blessés reçus depuis le 27 juillet dernier jusqu’au 16 août 1830 ([ancien] Ier arrondissement) ; ses parents à Sampigny en 1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, Citoyens dont les noms sont inscrits au Panthéon, idem liste des personnes secourues ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 91 ; Archives de Paris VD6 121 n° 2 mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 1, (ancien) Ier arrondissement, état des morts et des blessés dans les journées de juillet 1830 (liste des tués et morts à la suite de blessures) (on retrouve une liste similaire aussi dans Archives de Paris VD6 121 n° 2 liasse 4, état des individus domiciliés dans le [ancien] Ier arrondissement tués ou morts des suites de blessures), idem liasse 4 une liste de deux pages en date du 31 juillet 1830 et signée Laroche, idem liasse 5 ; Archives de Paris VK3 18, Etat des inscriptions de rentes qui ont été envoyées à la mairie du (ancien) Ier arrondissement, comme appartenant à des ascendants des victimes de Juillet, domiciliés dans cet arrondissement, idem Bordereau nominatif des ascendants, veuves et blessés de Juillet dont les certificats d’inscription au Trésor royal n’ayant pas été retirés de la mairie du (ancien) Ier arrondissement sont renvoyés à M. le préfet de la Seine, conformément à la dépêche du 23 avril ; Archives de Paris VK3 25 (ancien) Ier arrondissement, liste de citoyens dont les noms sont inscrits au Panthéon ; Archives de Paris VK3 26, (ancien) Ier arrondissement de Paris, état des habitants qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, état des personnes domiciliés dans le premier arrondissement tuées ou mortes des suites de blessure et état des habitants du (ancien) Ier arrondissement qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 (sous le nom de Lonpy, Claude) ; Archives de Paris VK3 28 un récapitulatif alphabétique des secours donnés aux combattants avec indication précise des dates ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/64 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 83, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.