Longueville, Aimé, François
Biographie
Né le 8 juin 1778 à Paris. Commis voyageur. La chronique de l’époque relata ainsi sa participation aux combats de Juillet : « Lors de la première charge exécutée par la gendarmerie à cheval, le 28 au matin, sur le boulevard Saint-Antoine, un citoyen sans armes a le courage de s’avancer sur le milieu de la chaussée. Il attend de pied ferme un gendarme qui venait au galop ; d’une main, il saisit la bride de son cheval ; de l’autre, il lui porte un coup terrible, et le désarme, en lui disant : “Va dire à ton colonel que c’est un vieux soldat d’Arcole qui te désarme.” Il remit ensuite le sabre à des jeunes gens, en leur recommandant d’en faire un bon usage. Ce brave est M. Aimé Longueville. » Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement (par erreur sous les prénoms de Aimé, François, Changea sur les listes du Moniteur universel). Il demeurait 2, rue de la Fontaine-au-Roi en 1831. Le Constitutionnel, 18 août 1830 ; Histoire de la révolution de Paris depuis le 26 juillet jusqu’au 31 août 1830, Paris, chez Philippe libraire, rue Dauphine, 20, 1830, p. 168-169 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement.