Loyaux, André, Nicolas, Charles
Biographie
Né vers 1777 à Paris. Ancien soldat au 12e de ligne de l’an VII jusqu’à l’an XI, ayant participé aux campagnes d’Italie et du Tyrol en l’an VIII et IX, devenu peintre et propriétaire. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales mais sans succès. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant : « Les soussignés, désirant donner à M. Loyaux, maître peintre et propriétaire, rue de Lappe n° 6, un témoignage d’estime et d’admiration pour la belle conduite qu’il a tenue pendant les glorieuses journées de Juillet, attestent pour vérité les faits suivants. Le 28 vers 3 heures de relevée, M. Loyaux, ancien soldat au 12e de ligne depuis l’an VII jusqu’à l’an XI, ayant fait honorablement les campagnes d’Italie et du Tyrol dans les années VIII et IX, depuis sergent de la garde nationale, licenciée sous le ministère Villèle, sortit de chez lui, revêtu de son uniforme et complétement armé pour se rendre à la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement afin d’y prendre des ordres. En débouchant sur le boulevard Saint-Antoine, par la rue Amelot, il fut assailli par deux ex-gardes royaux, dont il essuya le feu ; bientôt les lanciers l’enveloppèrent et malgré ses efforts inouïs pour se dégager, il fut accablé par le nombre, violemment désarmé ; fusil, sabre, fourniment, bonnet d’ourse, tout fut mis en pièces par nos furieux ennemis, qui, après l’avoir horriblement mutilé, le conduisirent au commandant des gardes royaux, alors adossé avec son corps au coin de la rue du Pas-de-Mule au café Piston. Cet officier supérieur ordonna qu’il soit fusillé à partie du manuscrit brûlée s’il était reconnu qu’il eût tiré sur la troupe. Cette condition de mort n’existant pas, on le fit prisonnier de guerre et il fut déposé provisoirement au poste du Pas-de-la-Mule, où montait le 53e de ligne, sauf à prononcer plus tard sur son ordre. Le bruit de sa mort se répandit rapidement dans tout le quartier. Chacun regrettait cet excellent citoyen, tous juraient de le venger. Cependant l’infortuné Loyaux n’était que prisonnier et attendait sans crainte mais avec anxiété l’issue de la lutte, à laquelle il ne pouvait plus prendre d’autre part que d’exprimer des vœux ardents pour le triomphe de la liberté. Bientôt les troupes royales repoussées du faubourg et de la rue Saint-Antoine, commencèrent leur retraite par le boulevard B... partie du manuscrit brûlée le poste où le patriote Loyaux avait été déposé de trouvant presque dégagé, il tenta la fuite. Un grenadier du 53e, Wace, natif de l’Artois, la lui facilita. L’humanité de partie du manuscrit brûlée sauva les jours de Loyaux menacés et rendit au pays un partie du manuscrit brûlée. Le 29 dès le matin, de concert avec M. Tourasse, capitaine de la VIIIe légion, il convertit en corps de garde une pièce vacante dans sa maison, rue de la Roquette au coin de celle partie du manuscrit brûlée. Ce poste fut sur-le-champ occupé par les citoyens armés à l’effet de veiller à la sûreté publique et il le commanda partie du manuscrit brûlée de sergent pendant quatre jours et quatre nuits sans partie du manuscrit brûlée. Nous déclarons en outre qu’il est également à notre connaissance que M. Loyaux a beaucoup contribué partie du manuscrit brûlée la tentative d’évasion faite par les détenus à La Force. » Signé, le 4 novembre 1830 : Robinet, lieutenant de voltigeurs ; Duquaine, sergent-major à la 2e compagnie du 1er bataillon ; Bauer, aîné ; Krapper illisible ; Trophy, grenadier au 1er bataillon de la VIIIe légion ; Vidal, grenadier au 1er bataillon de la VIIIe légion ; Lhuillier, sergent de la VIIIe légion ; Fleury ; Tourasse, capitaine ; Maria..., capitaine ; Morin, chasseur au 1er bataillon ; Chalvet ; Chazal, demeurant 24, rue de la Roquette ; Solignac, demeurant 4, rue de Lappe. Loyaux signa, le 10 septembre 1831, un témoignage devant la justice de paix du (ancien) VIIIe arrondissement pour constater les circonstances dans lesquelles Nicolas, Nicolas, Etienne avait été blessé, afin de faire valoir les droits de ce dernier, comme blessé, devant la Commission des Réclamants. Loyaux demeurait 6, rue de Lappe en 1831. Archives de la préfecture de police AA 399 ; Archives de la préfecture de police AA 405 in dossier Nicolas, Nicolas, Etienne.