Loyer, Eugène, Athénaïs

Biographie


Né le 5 juin 1802 à Sainte-Cécile (Manche). Chaudronnier-fumiste. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 15 mars 1831, la conclusion suivante : « A montré une varicocèle du cordon des vaisseaux spermatiques du côté gauche, qu’il attribue à un coup de crosse de fusil reçu le 26 (???) juillet au bas du ventre, circonstance peu probable et qui ne saurait donner droit à une récompense nationale. En conséquence nous estimons que le susnommé n’a aucun droit à une récompense nationale. » La demande de pension qu’il avait présentée fut, en conséquence, rejetée. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé, puis 6, rue Dalayrac (sous le nom de Loyer, Eugène, Athénaïs) (Il faudrait être sûr que c’est le même ; tout le texte suivant jusqu’à son domicile est issu de Archives de la préfecture de police AA 399, si ce sont deux personnes différents il faudra scinder ; pourquoi en effet a-t-il un dossier à la Commission des Réclamants ?). On trouve dans son dossier à la Commission des Réclamants une attestation de la mairie du (ancien) Ve arrondissement (sic bien Ve arrondissement), en date du 5 septembre 1831, qui certifiait que Loyer, Eugène, Athénaïs était porté par le jury des récompenses nationales pour une mention honorable. Un certificat ainsi rédigé : « Le major de la Ve légion, chevalier de la Légion d’honneur et décoré de Juillet, ex-colonel provisoire de ladite légion du 29 juillet au 15 août 1830, certifie que M. Loyer, ancien officier de ligne, actuellement capitaine également de la Ve légion (sic), s’est conduit d’une manière digne des plus grands éloges dans nos jours de dangers, qu’avec mes ordres il s’est porté partout où sa présence était nécessaire pour réprimer la malveillance, rétablir la tranquillité publique, en organisant les postes que pouvaient nécessiter les circonstances. Certifie en outre que sa compagnie de gardes nationaux fut par ses soins une des premières organisées et formée en partie des habitants du passage du Grand-Cerf. » Signé, le 1er septembre 1831 : Hirne (voir Hirne, Jean, Protais, Théodore) ; Leblanc de Marconnay (voir Leblanc de Marconnay, Hyacinthe, Roch), qui ajoutait : « Je, soussigné, alors lieutenant et maintenant capitaine rapporteur de la Ve légion, également décoré de la médaille de Juillet, certifie que les faits rapportés au certificat d’autre part sont à ma connaissance et qu’ayant été à la mairie pendant les journées de Juillet et celles qui les ont suivi j’ai été à même d’apprécier le zèle, l’activité et la fermeté du capitaine Loyer dans toutes ses circonstances. » Grau de Saint-Vincent (voir Grau de Saint-Vincent, Antoine, Jean-Baptiste, Michel), commissaire du gouvernement près la Commission des récompenses nationales, décoré de Juillet, qui ajoutait : « Je certifie exacts les faits énoncés dans cette lettre et que M. le capitaine Loyer s’est conduit pendant les journées de Juillet comme un bon patriote, ami de l’ordre. » Thiery (voir Thierry, Charles), capitaine adjudant-major du 4e bataillon de la Ve légion, qui précisait : « C’est avec le sentiment de la plus intime conviction et comme témoin oculaire que je me réunis aux signatures ci-dessus pour appuyer les droits de M. le capitaine Loyer. » Eugène Loyer signa, le 25 janvier 1831, le certificat suivant en faveur de Sinet, Charles, François, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Je, soussigné, capitaine commandant la 4e compagnie de chasseurs, 3e bataillon la Ve légion, certifie que le dénommé ci-dessus s’est absenté de chez M. Leclerc pendant les trois mémorables journées de juillet 1830, que d’après l’examen des fusils que le dit M. Leclerc lui avait confié, le sieur Sinet en aurait usé convenablement pour repousser les ennemis de notre liberté. Je certifie en outre que ce jeune homme s’est joint à moi et a fait partie de la compagnie de quatre-vingt-deux hommes qui, dès le 28 juillet, s’st organisé pour maintenir l’ordre et la sûreté publique. » Il demeurait 25, passage du Grand-Cerf (par erreur 15, rue Guérin-Boisseau sur les listes de la Commission, qui rectifia) en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis (sous le nom de Loyer, Eugène) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 (sous le nom de Loyer, Eugène) ; Archives nationales F/1dIII/33, lettre de la Commission des récompenses nationales, en date du 26 juin 1831, adressée au ministère de l’Intérieur, aussi dossier indemnités et récompenses, envoi du 3 décembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement (sous le nom de Loyer, Eugène) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (206) citoyens qui quoique non blessés dans les journées de Juillet ont prétendu au bénéfice des articles 5 et 6 de la loi du 13 décembre (sous le nom de Loyer, Eugène) ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives de la préfecture de police AA 399 (sous le nom de Loyer, Eugène, Athénaïs) ; Archives de la préfecture de police AA 414 in dossier Sinet, Charles, François. Est-ce lui dont parlait Pantin, Adjutor in Archives de la préfecture de police AA 406 in dossier Pantin, Adjutor, quand il écrivait, au sujet des témoignages qu’il ne pouvait pas recueillir sur sa participation aux combats : « […] Des jeunes gens avec lesquels je sympathisai plusieurs sont morts. M. Eugène Loyer, que mes recherches n’ont pu découvrir. Voir sans doute Loyet, Eugène, même date de naissance et même adresse ?

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