Lucas, Louis
Biographie
Né le 4 juillet 1793 à Benet (Vendée). Ancien sous-officier, établi cuisinier, demeurant à Passy, il se battit constamment et avec beaucoup de courage, selon les certificats qu’il produisit pour contester l’obtention par la Commission des récompenses nationales de la simple médaille, alors qu’il pensait avoir mérité la croix. Il joignait à sa demande les trois certificats suivants. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, Théodore Tridon (voir Tridon, Théodore), entrepreneur de bâtiment et propriétaire à Passy, atteste que le sieur Louis Lucas, restant audit Passy, s’est battu courageusement pendant les journées de Juillet contre les troupes du roi déchu, quoique n’étant armé que d’un sabre et de deux pistolets d’arçon, dont l’un lui est crevé dans la main. Je déclare de plus qu’il exhortait les habitants de Chaillot à suivre son exemple, ce que j’affirme sincère et véritable. » Signé, le 5 avril 1831 : Tridon, Théodore. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie, Charles Guitelle (voir Guitelle, Jacques, Charles), marchand charron, demeurant barrière de Longchamp, plaine de Passy, que le sieur Louis Lucas, armé de deux pistolets et d’un sabre, dont un lui est crevé entre les mains, s’est battu pendant les trois mémorables journées avec beaucoup de courage. » Signé, le 5 avril 1831 : Guitelle, Charles (voir Guitelle, Jacques, Charles), Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, Joseph Callier, imprimeur-lithographe, demeurant rue Neuve-Bourg-Labbé n° 10, certifie à tous qu’il appartiendra être à ma connaissance personnelle que le nommé Lucas, Louis, natif de Benet, ancien militaire, demeurant à Paris, rue Bourtibourg n° 21, s’est constamment battu pendant les journées de la révolution de 1830, étant armé de deux pistolets, dont l’un a éclaté dans sa main. » Signé, 14 avril 1831 : Callier, Joseph, demeurant 10, rue Neuve-Bourg-Labbé. Il refusa la médaille de Juillet, qui lui avait été attribuée auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; il retira pourtant, selon ses signatures portées sur le récépissé de remise, sa médaille le 13 août 1831 et son brevet le 16 août de la même année. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il reçut un secours soixante-quinze francs en 1850, un secours de soixante francs en 1851, en 1852 et en 1853, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 21, rue Bourtibourg en 1831 ; 73, port de Bercy dans la banlieue en 1850-1852 ; 13, rue des Huissiers à Neuilly en 1853. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/64 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 20 mai 1850, minutes 105-109, idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, Archives de la préfecture de police AA 369, Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852, idem Proposition d’accorder à dix-huit décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 1.010 francs, minutes 275-276, en date du 28 février 1853.